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Tout un samedi, ICI Première.
Tout un samedi, ICI Première.
Audio fil du samedi 28 juillet 2018

Une initiative pour sauvegarder le papillon monarque

Une initiative pour sauver le papillon monarque

Publié le 28 juillet 2018
Un papillon monarque sur une fleur.
Le nombre de papillons monarques aurait baissé de 16 millions en 2017. PHOTO : Alain Clavette

Les papillons monarques sont en déclin. Des biologistes demandent donc l'aide de la population afin de répertorier les sites de reproduction de cet insecte.

C’est un des plus grands papillons au Canada et certainement un des plus beaux, lance Sonya Charest, biologiste pour l’Insectarium de Montréal, lorsqu’on lui demande de décrire le papillon.

Cependant, le monarque a une faiblesse sur le plan écologique. La chenille se nourrit seulement d’une sorte de plante, l’asclépiade. Cette dernière est souvent vue comme de la mauvaise herbe.

Les populations de cette plante ont ainsi beaucoup diminué, en particulier dans les champs d’agriculture américains, contribuant ainsi au déclin des papillons monarques.

Vous voulez aider les papillons monarque? Regardez si vos plants d’asclépiades contiennent des oeufs ou des chenilles.

« Les chercheurs ont besoin de savoir, si on veut protéger des endroits en particulier, lesquels sont les meilleurs endroits pour la reproduction. »

—  Sonya Charest, biologiste pour l’Insectarium de Montréal

Vous pouvez soumettre vos observations directement à des scientifiques sur la plateforme Internet de Mission Monarque, indique Sonya Charest.

Un papillon monarque butine le nectar de fleurs d'asclépiades.

iStock

Une plante empoisonnée

Ce régime à base d’une plante unique permet toutefois à ce papillon de se défendre contre les prédateurs. Les plants d’asclépiades produisent une substance toxique pour la majorité des espèces d’herbivores, mais pas pour les monarques.

Le résultat : à force de brouter une substance empoisonnée, les chenilles deviennent elles-mêmes toxiques pour ses propres prédateurs.

« C’est pour ça que le monarque affiche des couleurs très flash, un orangé très remarquable [qui veut dire] “Attention, je suis toxique!” »

—  Sonya Charest, biologiste pour l’Insectarium de Montréal

Voyant la stratégie fonctionner, un autre papillon, le vice-roi, a évolué de façon à ressembler le plus possible au fameux lépidoptère orange et noir. Ses prédateurs ne voient pas la différence et le laissent donc tranquille.

«Souvent quand on pense au papillon, on ne pense qu’à l’adulte, mais la chenille du monarque est aussi super jolie», raconte la biologiste.

Courtoisie

Un papillon migrateur

Nul besoin d’être un oiseau pour parcourir des centaines de kilomètres lors des migrations.

Les monarques ont la particularité de passer l'été dans nos régions et de retourner au Mexique en hiver.

« C’est jusqu’à 4000 km pour se rendre jusque dans les forêts au centre du Mexique. »

—  Sonya Charest, biologiste pour l’Insectarium de Montréal

Toutefois, contrairement aux oiseaux, les nouveaux papillons ne peuvent pas compter sur leurs parents pour apprendre à faire la route.

Les monarques ne se parlent pas pour transmettre de l’information. C’est inscrit dans leur génétique, explique la biologiste précisant qu’il s’agit encore d’un mystère.

Le papillon monarque a d’ailleurs été utilisé comme symbole lorsque l’ALENA (l’accord de libre-échange nord-américain) a été signé entre le Mexique, les États-Unis et le Canada, raconte la biologiste.

Radio-Canada / Alain Clavette

Encore plus fascinant, se sont seulement les monarques nés à la fin de l’été qui vont migrer. Leur système reproducteur ne se développera pas immédiatement afin de conserver de l’énergie pour le voyage vers le sud.

Ces individus vont vivre près de neuf mois, alors que d'autres, nés au début de la saison, vont avoir une vie de seulement qu’un mois et s’éteindre après la reproduction.

Tout cela est encodé dans leur génétique