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La psychologie sportive aux Jeux olympiques

Tout un samedi, ICI Première.
Audio fil du samedi 17 février 2018

La psychologie sportive aux Jeux olympiques

Préparation mentale des athlètes olympiques : de l’esprit du guerrier à la détente

L'ombre d'un patineur sur la glace
Les athlètes se préparent physiquement et mentalement à leurs compétitions.PHOTO : iStock
Tout un samedi, ICI Première.
Tout un samediPublié le 17 février 2018

Les athlètes olympiques subissent un entraînement rigoureux, mais leur préparation mentale joue aussi un grand rôle avant, durant et après les jeux.

Le psychologue Bruno Ouellette a participé à quatre Jeux olympiques, il a conseillé des centaines d’athlètes, dont une trentaine qui ont décroché une médaille olympique.

La préparation mentale des athlètes à l’approche d’importantes compétitions comme les Jeux olympiques est axée sur la confiance, souligne-t-il.

« Ce qui va jouer énormément sur la performance d’un athlète, c’est la confiance. Ce qui influence la préparation, c’est la qualité de l’entraînement, la qualité des compétitions que tu as faites, l’environnement dans lequel tu t’entraînes, le lien avec tes coéquipiers et ton entraîneur. Tu essaies de créer une bulle de façon à pouvoir te concentrer uniquement sur les compétitions dans l’étape suivante [les Jeux]. Mais la clé de tout ça, c’est de donner des moyens pour faire en sorte que l’athlète se sent le plus confiant possible », explique Bruno Ouellette.

Plusieurs facteurs influencent la capacité des athlètes à réaliser leur potentiel, ajoute-t-il. « C’est de bien équilibrer l’effort et la récupération ». Le sommeil et la nutrition, notamment, jouent un grand rôle dans la capacité des athlètes à se concentrer, précise-t-il.

Planifier ses activités durant les Jeux olympiques

Certaines compétitions aux Jeux olympiques durent plusieurs jours, et les athlètes doivent bien planifier leurs activités et leurs périodes de repos, recommande Bruno Ouellette.

« Ce qu’on veut, c’est que l’athlète arrive en compétition avec l’esprit du guerrier, mais aussi avec un certain niveau de détente, de façon à utiliser pleinement ses capacités pendant chacune des courses. »

— Une citation de  Bruno Ouellette, psychologue

Dans le cas des athlètes qui participent à plusieurs épreuves, la planification les aide à conserver leurs forces jusqu’au bout. Même les interactions sociales ou familiales doivent parfois être mises de côté durant les compétitions, explique le psychologue.

Combattre les bleus après les jeux

Les Jeux olympiques durent environ un mois. Il arrive que des athlètes rentrent épuisés. Certains peuvent ressentir une impression de vide si leur saison ou leur carrière sportive s’achève.

Certains doivent décider s’ils continuent ou s’ils arrêtent. Il peut être très difficile pour eux de passer à autre chose après tant d’années consacrées à l’entraînement dans un but précis.

« Ce qui est très difficile, c’est que le sport à tellement pris une place importante dans la vie de la personne, c’est tellement lié à son identité que si la personne n’est pas arrivée à choisir ce qu’elle va faire par la suite, là c’est le néant, et pour certain c’est vraiment la dépression », explique Bruno Ouellette.

Le défi qui se présente aux athlètes à la fin des Jeux olympiques ou à la fin de leur carrière est parfois très grand, conclut le psychologue.