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Entrevue avec Jacques Nantel : Les pourboires de plus en plus généralisés

Un homme vêtu d'un tablier tend un terminal de paiement.
Le sentiment de culpabilité à l'idée de ne pas laisser de pourboire lorsque l'option est présentée est «très fort» au Québec, selon Jacques Nantel. PHOTO : getty images/istockphoto / max-kegfire
Tout un matin, ICI Première.
Tout un matinPublié le 15 juillet 2022

Vous avez sûrement remarqué que de nombreux terminaux de paiement affichent l'option d'ajouter 15, 18 et même 22 % de pourboire, que ce soit à la boulangerie, dans un salon de coiffure ou dans un garage. Non seulement est-il difficile de passer outre cette étape sans être envahi d'un sentiment de culpabilité, mais ces pourboires en toutes circonstances ont aussi un effet pernicieux, comme l'explique le spécialiste du commerce de détail Jacques Nantel.

Le professeur émérite à HEC Montréal souligne que le sentiment de culpabilité est particulièrement fort au Québec quand vient le temps de se demander s’il faut laisser ou non quelques dollars pour le service reçu. On n’aime pas déplaire, fait remarquer Jacques Nantel.

De plus, au plus fort de la pandémie, les consommateurs ont été nombreux à vouloir être « gentils » avec les restaurateurs. Le hic, c’est que les commerçants se sont rendu compte que ça pouvait les aider à passer à travers la poussée inflationniste sans adapter les salaires de leurs employés, ajoute Jacques Nantel.

Cependant, le professeur se dit convaincu que cette tendance ne deviendra pas une norme. Écoutez le segment pour savoir pourquoi.