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Début du contenu

Une boîte aux lettres portant une adresse sur la rue Rideau est placée à côté d'un camion stationné, bloquant l'intersection de la rue Rideau et de l'avenue MacKenzie, à Ottawa.
La manifestation de camionneurs opposés aux restrictions sanitaires se poursuit pour une deuxième semaine, à Ottawa. PHOTO : The Canadian Press / Justin Tang
Publié le 9 février 2022

La mobilisation des camionneurs canadiens s'exporte à l'international. Des convois se forment un peu partout dans le monde, que ce soit en France, en Nouvelle-Zélande ou, plus près de nous, aux États-Unis. Francis Langlois, chercheur associé à l'Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand, explique que ce ras-le-bol de la population est le résultat d'une fragilisation de la classe moyenne, accentuée par la crise économique de 2008. « Mais ce que les gens dans les rues demandent ne rétablit pas une meilleure équité de la richesse », souligne le professeur d'histoire au Cégep de Trois-Rivières.

Alors que les inégalités entre les riches et les pauvres sont de plus en plus évidentes, Francis Langlois note que le discours mettant en opposition « le vrai monde » et les personnes privilégiées est devenu un terreau fertile pour les mouvements populistes.

Cela dit, il constate que la rhétorique de la liberté employée par les manifestations actuelles ne sert pas nécessairement la collectivité. On voit beaucoup plus une majorité qui […] se dissocie de l’ensemble de la société pour faire avancer ses libertés individuelles.