•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Entrevue avec Sandra Wesley : L'indifférence à la suite au meurtre d'une escorte

Tout un matin, ICI Première.
Rattrapage du jeudi 25 nov. 2021 : Le bilinguisme des gouverneurs généraux, et la nouvelle voix du REM

Entrevue avec Sandra Wesley : L'indifférence à la suite au meurtre d'une escorte

Travailleuse du sexe assassinée : « Il y a une normalisation de la violence envers nous »

Une femme marche dans la rue, la nuit.
Sandra Wesley déplore l’indifférence des médias concernant le sort des travailleuses du sexe victimes de violence. PHOTO : Getty Images / Sébastien THOMAS - STH Photograp
Tout un matin, ICI Première.
Tout un matinPublié le 25 novembre 2021

Le 5 novembre dernier, les corps d'une femme et d'un homme ont été retrouvés dans un appartement du Mile-End, à Montréal. La femme de 25 ans aurait été poignardée par l'homme, qui se serait ensuite enlevé la vie. Il s'avère que la victime en question était une travailleuse du sexe, et contrairement aux autres féminicides survenus au courant des derniers mois, ce 18e meurtre de femme n'a pas fait beaucoup de bruit. Sandra Wesley, directrice générale de l'organisme Stella, un organisme par et pour les travailleuses du sexe, déplore l'indifférence des médias pour ce genre d'histoire, généralement catégorisée comme un « petit fait divers ».

Sandra Wesley fait valoir que les travailleuses du sexe sont souvent stigmatisées de toutes parts et qu’il est difficile de dénoncer l’indifférence envers ce groupe. C'est d'autant plus vrai dans un contexte où leur travail est illégal au pays.

Elle explique qu’il y a toujours « un malaise lorsqu’une travailleuse du sexe est assassinée ».

« On ne veut pas nous écouter quand on est en vie. Quand on est morte, c’est très difficile de parler de nous avec empathie et respect. »

— Une citation de  Sandra Wesley, directrice générale de Stella

Durant l’entrevue, Sandra Wesley mentionne également que son organisme s’est doté d’une liste de clients dangereux afin que l’information circule. Elle soutient que tant que le travail du sexe sera considéré comme une activité criminelle, il sera difficile de mettre un terme à la violence envers ces femmes.