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Début du contenu

Tout un matin, ICI Première.
Tout un matin, ICI Première.
Rattrapage du 9 juill. 2020 : Le système de justice vu par les victimes et les bars fermeront à minuit

Dénonciation d’agressions sexuelles : Entrevue avec Rachel Chagnon

La crainte des victimes d'agressions sexuelles envers le système de justice

Publié le 9 juillet 2020
Un montage photo composé des portraits de chacune des femmes.
L'auteure-compositrice-interprète Safia Nolin (à droite) accuse l'animatrice Mariepier Morin (à gauche) de harcèlement sexuel.PHOTO : Radio-Canada / Raphaël Ouellet de Bonsound

Des allégations publiées par des victimes de harcèlement et d'agressions sexuelles se comptent par centaines sur les réseaux sociaux depuis quelques jours. « Il faut accepter que les victimes n'aient pas toutes les mêmes besoins », affirme Rachel Chagnon, directrice de l'Institut de recherches et d'études féministes et professeure au Département des sciences juridiques de l'Université du Québec à Montréal. Mais est-ce qu'un tribunal populaire peut se substituer au système de justice sans mettre à mal la présomption d'innocence?

« Il y a beaucoup de personnes qui ont [fait des dénonciations] sur Instagram dont les besoins n’auraient pas été satisfaits par le système de justice. Je constate que les victimes ont un besoin d’être validées dans les émotions ressenties par rapport à l’agression. [...] Le processus judiciaire n'a pas la fonction d'apporter un soutien psychologique aux victimes. »

—  Rachel Chagnon, directrice de l’Institut de recherches et d'études féministes et professeure au Département des sciences juridiques de l’UQAM

Elle explique aussi pourquoi, selon elle, la présomption d'innocence n'est pas mise à mal par une dénonciation sur les réseaux sociaux.