•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Début du contenu

Les mesures à prendre pour éviter d’autres féminicides : Entrevue

Tout un matin, ICI Première.
Rattrapage du 19 nov. 2019

Les mesures à prendre pour éviter d’autres féminicides : Entrevue

Comment éviter d’autres féminicides?

Un poing fermé en avant-plan, et une femme les yeux baissés en arrière-plan.
À tous les deux jours et demi en 2018, une fille ou une femme est assassinée au Canada.PHOTO : iStock
Tout un matin, ICI Première.
Tout un matinPublié le 19 novembre 2019

Hier, un homme de Valleyfield a été accusé du meurtre de sa femme. Une triste histoire qui s'ajoute à tous ces autres récits de meurtres et de violences conjugales. Dimanche soir, on apprenait qu'une femme de Laval, battue par son conjoint, avait réussi à échapper à ce dernier. Des événements qui soulèvent toujours beaucoup de questions, et qui sèment souvent l'incompréhension. Manon Monastesse, directrice de la Fédération des maisons d'hébergement pour femmes, est au micro de Patrick Masbourian pour en parler.

Au Canada, selon l’Observatoire canadien du féminicide pour la justice et la responsabilisation, une femme est tuée par son conjoint tous les deux jours et demi. Mme Monastesse ajoute que le nombre de tentatives de meurtre visant les femmes est en croissance.

Qu’est-ce qu’on doit faire quand on est témoin de violence conjugale? « Il faut appeler la police, dit Manon Monastesse. S’il n’y a rien de grave, tant mieux, mais s’il y a quelque chose de grave, peut-être qu’on aura prévenu un geste fatidique », ajoute-t-elle.

Qu’est-ce qui fait qu’un individu s’en prend à sa conjointe avec violence et va parfois jusqu’à la tuer? « C’est une dynamique de contrôle qui s’installe et de privation de liberté à tous les niveaux », dit-elle.

Cela dit, lorsqu’un crime survient, elle souligne que, s’il y a un aspect positif, c’est la recrudescence des appels dans les maisons d’hébergement. Des appels qui n’auraient peut-être pas été faits autrement.

Elle insiste aussi sur l’importance de sensibiliser les jeunes : « On remarque que, dans les dernières années, il y a de très jeunes femmes qui ont été victimes de leur conjoint. »

Besoin d'aide pour vous ou un proche?

Contactez la ligne québécoise de prévention du suicide au 1 866 APPELLE (277-3553). Ce service est offert partout au Québec, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Le nouveau site commentparlerdusuicide.com (Nouvelle fenêtre) outillera les personnes qui veulent parler du sujet.

Contactez la ligne SOS violence conjugale au 1 800 363-9010. La ligne SOS violence conjugale offre un service 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et oriente immédiatement les femmes vers les places disponibles dans les maisons d’hébergement pour femmes (Nouvelle fenêtre).