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Les préjugés persistants à l’égard du cannabis

La Société québécoise du cannabis
La Société québécoise du cannabis n'ouvrira finalement pas une succursale à Outremont, à la suite de pressions populaires. PHOTO : Radio-Canada / Hugo Belanger
Tout un matin sur ICI Première.
Tout un matinPublié le 20 janvier 2022

L'opposition citoyenne à Outremont a été telle que la Société québécoise du cannabis (SQDC) a annulé le bail qu'elle avait signé pour s'installer dans l'arrondissement, qui a resserré sa réglementation. Même si la consommation de cannabis est légalisée depuis plus de trois ans au pays, il y a encore un pas à faire entre la légalisation et la normalisation de la substance, selon Isabelle Picard et Paul Journet, et ce, notamment en raison des préjugés entretenus à l'égard du pot.

Pour Isabelle Picard, ce qui s’est produit à Outremont est le parfait exemple du phénomène « pas dans ma cour ».

« C’est un peu comme les maisons de transition pour détenus. Tout le monde, ou presque, est d’accord avec le principe, mais un peu moins quand c’est dans notre voisinage. »

— Une citation de  Isabelle Picard, ethnologue, consultante et autrice

Paul Journet souligne qu'il existe un jugement de valeur à l'égard des consommateurs de cannabis.

« C’est comme dire que boire un verre de sancerre en écoutant du Ravel, vous êtes sophistiqué, mais fumer un joint en écoutant du Peter Tosh, vous êtes un pouilleux. »

— Une citation de  Paul Journet, chroniqueur, La Presse