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Le syndrome de la femme blanche disparue

Des caméramans et des journalistes sont installés derrière un cordon de sécurité, de l'autre côté de la rue où se situe la maison de Brian Laudrie.
Des membres des médias font le pied de grue devant le domicile de Brian Laundrie, l'amoureux de Gabby Petito, le 20 septembre, en Floride. L'homme est activement recherché par les autorités. PHOTO : Getty Images / Octavio Jones
Tout un matin, ICI Première.
Tout un matinPublié le 23 septembre 2021

Les médias américains ont couvert sous tous les angles possibles la disparition de la youtubeuse américaine Gabby Petito, dont le corps a finalement été retrouvé sans vie. La populaire influenceuse était portée disparue depuis que son amoureux était rentré d'un voyage en camionnette sans elle. Des voix s'élèvent pour dénoncer le traitement médiatique accordé à cette disparition, alors que de nombreuses femmes noires ou autochtones portées disparues ne reçoivent pas autant d'attention dans les médias. Ce syndrome a un nom, soit celui de la femme blanche disparue, comme l'expliquent Melissa Mollen Dupuis et Paul Journet.

Sur les 543 000 personnes portées disparues aux États-Unis, 40 % sont des personnes dites de couleur, selon ce qu'avance la réalisatrice et militante pour les droits des Autochtones.

« Au Wyoming, où le corps de Gabby Petito a été retrouvé, 710 femmes et jeunes filles autochtones ont été portées disparues entre 2011 et 2020. »

— Une citation de  Melissa Mollen Depuis

Paul Journet admet que des lois non écrites en journalisme entretiennent certains préjugés, notamment quand un fait divers sort de l’ordinaire.

« Si on croit que c’est plus probable pour une femme autochtone de disparaître, on va moins s’y intéresser. »

— Une citation de  Paul Journet

Le chroniqueur énonce des pistes de solutions pour changer ce biais.