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L'ABC du référendum avec Gilles Poulin

Toujours le matin, ICI Première
Rattrapage du jeudi 12 mai 2022

L'ABC du référendum avec Gilles Poulin

Carrefour 40-55 : un référendum n’aurait pas force de loi

Plan serré d'un crayon de plomb qui trace une croix sur un bulletin de vote.
Un référendum consultatif ne lie pas le conseil municipal au résultat.PHOTO : iStock
Toujours le matin, ICI Première
Toujours le matinPublié le 12 mai 2022

Même si la Ville de Trois-Rivières tenait un référendum sur le projet de développement du parc industriel Carrefour 40-55, la démarche n'aurait pas force de loi, selon Gilles Poulin, ancien greffier à Trois-Rivières.

 On parle ici d’un référendum consultatif pour avoir le pouls de la population. Cependant, le résultat ne lie pas le conseil municipal à respecter le résultat. Au terme de la démarche, le conseil municipal pourrait poursuivre le projet, le suspendre ou y renoncer de façon définitive , expliquait Gilles Poulin en entrevue à Toujours le matin.

L’ancien greffier doute de la pertinence de la démarche qui, à son évaluation, coûterait autour de 500 000 $.  On pourrait se poser la question. Si le conseil décide de rejeter le projet, n’est-ce pas là une forme de mini référendum qui nous donne une bonne indication? , questionnait-il. La démarche aurait pour conséquence de diviser la population, selon ce dernier.

Quant aux élus qui craignent la démarche référendaire, évoquée d’abord par le directeur général d’Innovation et développement économique Trois-Rivières, Mario De Tilly, M. Poulin se fait rassurant.  Ce sont les élus qui décideront s’ils veulent ou pas tenir un référendum , précise-t-il.  S’ils disent non au projet du Carrefour 40-55, en toute logique, ils devraient refuser aussi le référendum. 

Achats sans études de sol

Enfin, Gilles Poulin a fait un retour en arrière pour rappeler que l’achat des terrains du District 55, et où se situe aussi le parc industriel Carrefour 40-55, ont été achetés sans que la Ville fasse d’études de sol.

 Quand les terrains ont été achetés, c’est Yves Lévesques (alors maire de Trois-Rivières) qui les voulait de façon absolue. Ça le titillait, ça l’excitait d’avoir une vitrine en bordure de l'autoroute. Il n’y a pas eu d’études de sol; on ne s’est pas préoccupé de la capacité portante du sol, ni de la présence de milieux humides , a rappelé l’ancien greffier.