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Choix politiques ou motivés par la santé publique?

Sur le vif, ICI Première.
Rattrapage du lundi 17 janvier 2022

Choix politiques ou motivés par la santé publique?

Gestion de la pandémie : l’équilibre périlleux entre des décisions basées sur la science et les calculs partisans

Montage photo des portraits de François Legault et de Doug Ford ainsi que d'un virus de la COVID-19.
M. Rocher estime que certaines décisions ne sont pas basées seulement sur des recommandations scientifiques, mais aussi sur des calculs partisans.PHOTO : Radio-Canada / Photos : Graham Hughes, Nathan Denette, La Presse canadienne
Sur le vif, ICI Première.
Sur le vifPublié le 19 janvier 2022

François Rocher, professeur à l'École d'études politiques de l'Université d'Ottawa, note un manque de cohérence et de clarté dans les orientations prises par les premiers ministres des différentes provinces canadiennes, afin de freiner la propagation de la pandémie de COVID-19.

M. Rocher estime que certaines décisions ne sont pas basées seulement sur des recommandations scientifiques, mais aussi sur des calculs partisans, dans le but de faire changer des comportements, avec comme dessein de faire des gains politiques.

Le professeur rappelle que dans le processus décisionnel, la Santé publique est supposée être au courant des dernières connaissances concernant le virus, puis transmettre ces informations à l’appareil politique, qui prend ensuite les décisions.

« Il n’y a pas vraiment de coupure à faire entre la science, qui est aussi faite d’incertitude, et le politique, qui est plutôt fondé sur le calcul, parfois partisan. [...] Si on suivait la science, au sens stricte du terme, on serait tous confinés à la maison depuis un an et demi. »

— Une citation de  François Rocher, professeur à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa

Notre expert doute cependant que des mesures comme l’instauration d’un couvre-feu au Québec avant le temps des Fêtes ou la contribution santé, reposent seulement sur une certitude qui émane de la santé publique.

Les décisions ne sont pas toujours expliquées de manière convaincante et avec la clarté à laquelle on devrait s’attendre. Les mesures prises en Ontario sont différentes de celles qui sont prises au Québec et on a de la difficulté à avoir de la cohérence dans les décisions, déplore-t-il.