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Comment aborder la question de la vaccination avec nos proches

Sur le vif, ICI Première.
Rattrapage du lundi 6 décembre 2021

Comment aborder la question de la vaccination avec nos proches

Temps des Fêtes : comment faire pour aborder la question de la vaccination avec la famille?

Un repas entre plusieurs personnes et d'une table bien garnie de nourriture et de décorations du temps des fêtes.
Comment faire pour aborder la question de la vaccination avec la famille?PHOTO : iStock / AleksandarNakic
Sur le vif, ICI Première.
Sur le vifPublié le 7 décembre 2021

Alors que le débat sur la vaccination contre la COVID-19 et ses ramifications continuent de polariser l'opinion publique, le sujet peut rendre inconfortable plus d'un, surtout quand vient le temps de l'aborder à l'approche des rassemblements du temps des Fêtes. La professeure agrégée de bioéthique au Département de médecine sociale et préventive de l'Université de Montréal (UdeM), Vardit Ravitsky, a quelques conseils pour vous aider à préparer à ces conversations difficiles.

Quelle est la meilleure approche pour aborder cette question?

Il s’agit de membres de famille, des personnes qu’on aime. La première chose à dire, c’est qu’on ne veut pas que la discussion coûte des relations à long terme. On ne veut pas entrer dans une situation de conflit direct, qui va s'exacerber au point où les gens ne veulent plus se parler. La recherche empirique démontre que plus on est en conflit, moins on peut convaincre les gens. [...] La meilleure chose à faire, c’est de commencer la conversation avec de l’empathie, de l’acceptation et du respect, puis d’aller voir quelles sont les préoccupations de la personne non vaccinée et de voir comment on peut aider avec de meilleures informations et un soutien émotionnel.

« La pire chose à faire est de critiquer et juger. »

— Une citation de  Vardit Ravitsky, professeure agrégée de bioéthique au Département de médecine sociale et préventive de l'Université de Montréal (UdeM)

Comment peut-on justifier le fait qu’on aborde la question?

Selon la professeure, la meilleure manière d’aborder le sujet est de dire qu’on veut que tout le monde soit en sécurité. On pose la question et si la réponse est non, on interroge, d’une manière très empathique sur le pourquoi. C’est à travers le pourquoi qu’on peut lancer une conversation non conflictuelle.

Les jeunes enfants ne sont pas vaccinés, comment gère-t-on cet élément selon vous?

Chaque famille a sa propre zone de confort autour du risque. Si on a plusieurs personnes âgées ou des personnes avec un risque élevé, notre capacité de soutenir le risque des enfants non vaccinés à l’intérieur est plus bas. C’est à chaque famille d’évaluer. Si on n’est pas prêt à prendre ce risque, il faut l’expliquer avec empathie.

Comment fait-on pour annoncer à un membre de la famille ou un ami qu’il n’est pas invité lors d’un rassemblement?

La professeure de l’Université de Montréal conseille de faire une autre proposition à la personne, comme une activité à l’extérieur. Il ne faut jamais utiliser le terme exclure ou rejet. Il faut parler d’une manière positive, de sécurité des personnes qui sont plus vulnérables, que les vaccins pour les plus petits arrivent. Il faut encadrer la conversation de manière positive, parler de solidarité et de protection.

Certains propos ont été raccourcis et adaptés par souci de clarté et de concision.