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Sur le vif, ICI Première.
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Rattrapage du mardi 15 juin 2021

1 femme sur 4 ayant donné naissance lors du confirnement dit avoir subit abus

COVID-19 : quand la grossesse est synonyme d’abus

Publié le 18 juin 2021
Une femme enceinte qui se tient le vendre dans un éclairage sombre.
D’après un sondage récent, 1 femme sur 4 qui a donné naissance à l’Hôpital d’Ottawa pendant le confinement du printemps 2020, dit avoir subi l’abus de son partenaire avant, pendant ou après sa grossesse.PHOTO : iStock / woraput

La grossesse est habituellement un temps rempli d'optimisme et de bonheur, mais ce n'est pas toujours le cas. D'après un sondage récent, 1 femme sur 4 qui a donné naissance à l'Hôpital d'Ottawa pendant le confinement du printemps 2020, dit avoir subi l'abus de son partenaire avant, pendant ou après sa grossesse.

Cette étude est la première du genre à avoir été menée pendant la pandémie auprès de femmes qui venaient d'accoucher.

Selon la Dre Darine El-Chaar, chercheuse et médecin-obstétricienne en grossesse à haut risque à l’Hôpital d’Ottawa, même si les résultats étaient choquants, ils viennent confirmer ce qu’elle soupçonnait en lien avec des propos souvent entendus, mais rarement étudiés.

Selon elle, le manque de données sur le phénomène est dû au fait qu’il n’est pas toujours visible.

« Dans ma pratique de tous les jours, je ne sais pas de quoi ça a l’air. C’est ça le problème. C’est comment faire le dépistage, comment poser la question, sans insulter quelqu'un ou provoquer une alarme... C'est un sujet très délicat, et on a besoin de beaucoup d'entraînement pour faire un bon dépistage pour identifier quelqu'un qui a besoin d'aide. »

—  Dre Darine El-Chaar

La collecte de ces données est devenue possible parce que les femmes pouvaient répondre au sondage de façon anonyme, rappelle Dre Darine El-Chaar.

Selon elle, la pandémie a exacerbé les abus, particulièrement chez les femmes qui vivent dans un foyer où le revenu du ménage est en dessous de la moyenne.

Ces femmes sont aussi plus à risque de souffrir d’un syndrome post-partum et leurs enfants ont souvent une santé mentale et physique plus fragile.

Pour donner une suite concrète à cette étude, la Dre El-Chaar veut maintenant que le personnel suive une formation afin d’être en mesure d'intervenir dans les cas à risque.