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Compétition de Karaté au Chili sous tension pour un Gatinois

Sur le vif, ICI Première.
Audio fil du jeudi 31 octobre 2019

Compétition de Karaté au Chili sous tension pour un Gatinois

Performer en pays hostile

Un karatéka pendant un combat
Le karatéka Maxym-Olivier Rivest de Gatineau aux Championnats panaméricains 2018 à Santiago, ChiliPHOTO : Xavier Servolle
Sur le vif, ICI Première.
Sur le vifPublié le 1 novembre 2019

Habituellement, les athlètes sont très heureux de voyager partout dans le monde pour participer à des compétitions internationales. Mais, c'est un peu plus compliqué lorsque cet événement se déroule dans un pays en pleine crise sociale.

C’est le cas du karatéka Maxym-Olivier Rivest, qui revient d’une compétition organisé au Chili.
Le Gatinois de 19 ans ne savait pas trop à quoi s’attendre lorsqu’il a quitté pour Santiago dans le but de participer aux Championnats du monde cadet, junior et moins de 21 ans de karaté.

« Ça a frappé un peu [...] on voyait des gens courir dans les rues de Santiago et donner des coups de pied sur les autos de police, les militaires tirer des balles de fusil dans les rues vides juste pour faire peur aux manifestants, des gros camions de pompiers lancer de l’eau sur les manifestants [...] c’est totalement différent de ce qu’on voit ici. » affirme-t-il au téléphone. Avec toutes ces émeutes et manifestations, ce fut très compliqué pour les athlètes de se rendre sur place.

« J’espère ne pas refaire une compétition comme ça »

— Une citation de  Maxym-Olivier Rivest, karatéka

Heureusement, il n’y avait aucun danger pour les athlètes qui étaient tenus à l’écart du centre-ville.
La Fédération mondiale de karaté a beaucoup discuté et négocié avec le gouvernement chilien pour assurer la sécurité des 1600 athlètes participants provenant de 96 pays.

La situation a par contre compliqué la tâche pour les organisateurs de l’événement, mais également pour les responsables de Karaté Canada qui devait veiller à la sécurité des 34 karatékas canadiens présents.

« Il y avait beaucoup de mesure en place pour empêcher les athlètes de penser aux problèmes qui se passaient [...] on pouvait pas aller à la compétition, autre que lors de notre journée de compétition. On devait absolument rester à l’hôtel. » souligne Maxym-Olivier Rivest.

Des manifestants lancent des pierres sur un canon à eau de la police à Santiago.

Des manifestants lancent des pierres sur un canon à eau de la police à Santiago.

The Associated Press / Rodrigo Abd


Un athlète et non un touriste

On pourrait penser que les athlètes étaient déçus de ne pas pouvoir visiter le pays et les environs. Par contre, Maxym-Olivier affirme qu’il n’était pas à Santiago pour jouer aux touristes.

« Notre but principal, c’est de compétitionner. Faire des combats contre les meilleurs au monde [...] quand on voyage, ce n’est pas pour voir le décor ou la ville comme tel » .

Même s’il n’a pas remporté de médaille, le Gatinois a réussi à garder son sang-froid pour bien performer. Satisfait de sa performance, il revient du Chili avec une fiche de une victoire et une défaite.

Il se concentre maintenant sur sa prochaine compétition, qui sera organisée en Espagne, le mois prochain.
Mais, il affirme qu’il rêve un jour de vivre un voyage qui l’amènera aux Jeux olympiques.

Le karaté se retrouvera sur le programme olympique pour la première fois en 2020. Mais, rien ne garantit qu'il y demeurera, puisqu'il sera un sport additionnel lors des Jeux de Tokyo.