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Style libre, ICI Première.
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Rattrapage du jeudi 30 avril 2020

La COVID-19 et la congrégation des sœurs Antoniennes-de-Marie

Les communautés religieuses demandent l'équité pour leur personnel médical

Publié le 1 mai 2020
Le bâtiment dans lequel vivent les soeurs est situé sur la rue Jacques-Cartier.
Le monastère des Soeurs antoniennes de Marie à ChicoutimiPHOTO : Radio-Canada / Yohann Gasse

L'Association des trésorières et trésoriers des instituts religieux (ATTIR), qui représente quelque 8200 religieux au Québec, a écrit au premier ministre François Legault pour demander que leur personnel médical soit traité sur le même pied que celui du réseau de la santé dans la lutte actuelle à la COVID-19.

C’est ce qu’a révélé soeur Ginette Laurendeau, supérieure générale de la congrégation des soeurs Antoniennes de Marie à Chicoutimi, lors d’une entrevue accordée dans le cadre de l’émission Style libre.

Rappelons que cette communauté a connu quatre décès reliés à la COVID-19 jusqu'à maintenant. Quarante personnes y ont été infectées, religieuses et membres du personnel confondus. C'est la première communauté au Canada a avoir connu un décès.

Dans sa lettre expédiée au PM et à la ministre de la Santé, notamment, l’Association des trésorières et trésoriers des instituts religieux demande que son personnel médical obtienne les mêmes primes et rehaussements salariaux que ceux accordés récemment aux membres du réseau de la santé. Selon l’association, ceci a accentué encore plus leur manque de personnel.

« Nombre d’employés se sont retirés de leur poste auprès des personnes religieuses, vu les conditions salariales comparées aux ordres que le Gouvernement du Québec a décrétés afin d’attirer les employés qui travaillaient jusqu’à tout récemment auprès de nos personnes religieuses. »

—  Extrait d'une lettre envoyée à François Legault par l'ATTIR

L’ATTIR demande aussi que leurs religieux et religieuses aient accès en tout temps, aux fournitures de base et équipements pour faire face à la COVID-19, en provenance des CISSS et des CIUSSS et du MSSS.

Selon Ginette Laurendeau, sa congrégation a dû embaucher trois firmes privées à leurs frais pour soigner les religieuses à l'infirmerie, soit Optisoins, Serenis et la Coopérative de solidarité de services à domicile du Royaume du Saguenay. Le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean a fourni une équipe de deux travailleuses sociales qui les ont aidés et les aident toujours à gérer la crise, soit en appelant du personnel en plus d'apporter une aide psychologique. De plus, une infirmière clinicienne a formé le personnel soignant sur le terrain durant une quinzaine de jours, les accompagnant même en zone rouge. Le CIUSSS a aussi fourni du matériel de protection à un moment où il en manquait. Sinon, c'est la congrégation qui a payé pour le matériel.

Notre objectif, dans les communautés religieuses au Québec, ce qu’on veut, notre engagement, et moi en tant que supérieure générale, c’est de prendre soin de mes soeurs jusqu’à la fin. Donc, trouvez-nous du personnel et on va les accompagner jusqu’à la fin, a plaidé soeur Ginette Laurendau, supérieure générale des Antoniennes de Marie, à Chicoutimi.

Elle s'inquiète toutefois pour les petites congrégations qui n'ont pas une grande infrastructure.

« Les petites communautés qui n’ont pas d’infirmerie, qui ont besoin de personnel laïc pour s’occuper d’elles, comment elles vont faire quand la maladie va rentrer? »

—  Soeur Ginette Laurendeau, supérieure générale, congrégation des soeurs Antoniennes de Marie

L’ATTIR est une association qui regroupe les trésorières et trésoriers de congrégations religieuses catholiques romaines francophones du Canada, ce qui comprend, l’ensemble des congrégations religieuses du Québec.