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Style libre, ICI Première.
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Rattrapage du jeudi 26 mars 2020

Biobanque québécoise de COVID  :  pour trouver une solution à la pandémie

Une biobanque québécoise pour contrer la COVID-19

Publié le 27 mars 2020
Un scientifique tient une seringue et une éprouvette sur laquelle il est écrit "COVID-19".
Un scientifique manipule un échantillon sanguin.PHOTO : getty images/istockphoto / Chinnapong

Plusieurs chercheurs du Québec, dont Catherine Laprise de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), se regroupent pour mettre sur pied la Biobanque québécoise de COVID.

L’initiative vise à combattre la pandémie de COVID-19. Elle a été mise de l’avant par les Fonds de recherche du Québec et Génome Québec, indique un communiqué de presse transmis jeudi.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, l’équipe qui s'attaquera à la maladie à coronavirus sera dirigée par Catherine Laprise, professeure au département des sciences fondamentales de l’UQAC. Elle était l’invitée de Doris Larouche à l’émission Style libre jeudi.

« Cette biobanque, c’est une infrastructure à l’échelle québécoise dont le premier objectif est vraiment de mettre à la disposition des chercheurs et des chercheuses du Québec des échantillons et des données nécessaires pour pouvoir mener des travaux de recherche sur la COVID-19 en respectant à la fois le cadre éthique et le cadre légal strict. »

—  Catherine Laprise, responsable régionale de la Biobanque québécoise de COVID

Dans la région, Catherine Laprise travaillera avec des ressources du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, dont Luigi Bouchard, responsable des tests diagnostics, et Karine Tremblay, qui coordonnera l’aspect clinique des échantillons. Des médecins spécialistes participeront aussi.

Selon le communiqué, les échantillons seront récoltés à partir du 1er avril. La première priorité, c’est de ramasser tout de suite les échantillons des patients hospitalisés, des patients testés positifs, a indiqué celle qui est aussi titulaire de la Chaire de recherche en santé du Canada sur l’étude des déterminants génétiques de l’asthme.

La biobanque soutiendra les efforts de recherche pour découvrir et développer de nouveaux biomarqueurs de la maladie (un biomarqueur permet de confirmer la présence d'une maladie à la suite d'un test) et de son évolution. Tout ça dans le but ultime de trouver des médicaments, des vaccins qui seront le plus efficace et avec le moins d’effets secondaires possible, a souligné celle qui dit se passionnée par l'étude des virus.

En parallèle, la biobanque servira à catalyser et faciliter la coordination des recherches sur la COVID-19 tant au Québec, qu'à l'échelle nationale et internationale. C’est assez incroyable la collaboration, la participation, les échanges entre les chercheurs de tous les pays, convient la chercheuse.

Des discussions sont en cours au fédéral pour inclure cette biobanque dans un réseau pancanadien.

La Biobanque québécoise de COVID sera dirigée par Vincent Mooser, titulaire de la chaire d'excellence en recherche du Canada en médecine génomique à l'Université McGill.