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Samedi et rien d'autre, ICI Première.

Une réflexion sur la pandémie, un an plus tard

Publié le 15 mai 2021
Des billets de devises canadiennes.
La pandémie de la COVID-19 a grandement détérioré la situation économique partout dans le monde. PHOTO : Getty Images / joshlaverty

De nombreuses personnes ont affirmé au début de cette pandémie que « le monde ne sera plus jamais le même ». Un an plus tard, le monde a-t-il changé? Joël Le Bigot pose cette question au journaliste Daniel Renaud, au philosophe Alain Deneault, au sociologue Guy Rocher et à l'urbaniste Gérard Beaudet.

Selon Daniel Renaud, le crime organisé et les motards se sont adaptés à la situation. Au plus fort de la pandémie, le prix de la cocaïne avait monté à 85 000 $ le kilo, mais il est redescendu et tourne maintenant aux alentours de 50 000 $ le kilo, soit le prix avant la pandémie. Ainsi, les groupes criminels ont trouvé des moyens de faire entrer ces drogues au pays malgré la plus grande surveillance aux frontières. « Le crime organisé a profité de la faiblesse de certaines entreprises, de certains commerces pour infiltrer l’économie légale », soutient en plus Daniel Renaud.

« La crise sanitaire est une occasion de se poser des questions de fond », fait remarquer Alain Deneault. Si au début on s’est dit « ça va bien aller », aujourd’hui on entre dans le doute : on est vraiment en train de traverser les moments durs de cette crise.

« Il y a un espoir qui, pour moi, est déçu : l’attitude à l’égard des personnes âgées et des soins aux personnes âgées », s’insurge Guy Rocher, qui constate que les politiques à l’endroit de ces gens n’ont pas changé.

« La COVID a été révélateur d’inégalités à l’échelle planétaire, nationale et locale », affirme Gérard Beaudet. Elle a également révélé l’importance des lieux publics, des places publiques, qui ont été négligés au profit de l’automobile. L’étalement urbain se poursuit et la banlieue pourrait « trouver un nouveau souffle » dans l’avenir.