•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Samedi et rien d'autre, ICI Première.
Samedi et rien d'autre, ICI Première.
Audio fil du samedi 2 février 2019

Entrevue avec Raymond St-Pierre : Son regard sur le monde à l'aube de la retraite

Raymond Saint-Pierre : « La bête n’est jamais bien loin en l’homme »

Publié le 2 février 2019
Raymond St-Pierre, l'air pensif, avec un sourire en coin, au micro du studio 18 de Radio-Canada
Le journaliste retraité Raymond St-PierrePHOTO : Radio-Canada / Laurent Boursier

À l'aube de la retraite, le correspondant de Radio-Canada pose un regard lucide sur les conflits du monde. Ses reportages dans de nombreuses zones de tension lui ont appris que, dans les guerres opposant les nations ou les religions, l'homme le plus bienveillant peut se transformer en monstre. « L'éducation demeure l'instrument le plus efficace pour éviter les guerres », constate Raymond Saint-Pierre.

Il a été attaqué en pleine nuit au Zaïre (République démocratique du Congo), frémissant sous le bruit assourdissant d’une kalachnikov. Il a sauté dans le blindé des soldats canadiens en Afghanistan, non sans y vivre une certaine frousse. Il a observé, impuissant, des collègues se faire blesser gravement dans l'exercice de leurs fonctions. Jamais ces situations n'ont découragé Raymond Saint-Pierre d'exercer le journalisme en zone de guerre. « C’est nécessaire et essentiel de fournir aux Canadiens cette information internationale de qualité », affirme-t-il.

Même s'il a été plus souvent qu'à son tour en contact avec le versant sombre de l'humanité, il n'a jamais cessé de croire que l'être humain peut s'améliorer par l'éducation.

Il a aussi été un témoin attentif des actions menées par le Canada à l'étranger. C'est l'un de ses sujets de prédilection, même si les médias ne s'y intéressent pas assez à son goût.

« J’ai toujours voulu couvrir le travail des Casques bleus. C'est important de savoir ce qu'ils font, à quoi sert leur travail et dans quelles conditions ils l'exercent ainsi que comment le pays les soutient. C’est important d’aller voir quelle image ils donnent de nous à l'étranger et ce qu’ils accomplissent. Ça nous concerne hautement. »

—  Raymond Saint-Pierre, correspondant retraité de Radio-Canada