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Entrevue avec Christian Rioux : Gilets jaunes et autres révoltes

Samedi et rien d'autre, ICI Première.
Audio fil du samedi 8 décembre 2018

Entrevue avec Christian Rioux : Gilets jaunes et autres révoltes

Manifestations en France : la révolte des classes ouvrières, vue par Christian Rioux

Un grand monument arqué est protégé par un ligne de camions avec des gyrophares devant lesquels se massent des manifestants au gilet jaune.
Les manifestants portant des gilets jaunes, rassemblés sur l'avenue des Champs-Élisées, ont fait face à des gendarmes qui bloquaient l'accès à l'Arc de Triomphe sur les manifestation du 8 décembre à Paris.PHOTO : Reuters / Benoit Tessier
Samedi et rien d'autre, ICI Première.
Samedi et rien d'autrePublié le 8 décembre 2018

Il n'y a plus de force politique de gauche ou de droite en France, selon Christian Rioux, correspondant du journal Le Devoir à Paris. « Il n'y a pas de parti d'opposition à Macron », observe le journaliste qui est de passage dans les studios de Radio-Canada à Montréal pour analyser les mouvements de contestation des « gilets jaunes ». La colère manifestée dans les rues ne s'exprime pas sous la direction de partis ou même de syndicats.

Pour l’emporter aux dernières présidentielles, Emmanuel Macron a rallié des gens de plusieurs horizons politiques, laissant de côté les clivages traditionnels.

Les manifestants se retrouvent donc « seuls face à ce nouveau mouvement qui est Macron », selon le journaliste et le président français a parfois traité ceux-ci avec mépris.

« Macron a traité ces gens-là de Gaulois réfractaires. »

— Une citation de  Christian Rioux, correspondant du quotidien « Le Devoir » à Paris

« Soit ce mouvement va s’organiser, soit il va dégénérer de manière inquiétante », constate le collaborateur au Devoir.

Des « gilets jaunes » à genoux, devant l'Arc de triomphe, pour manifester leur soutien aux lycéens de Mantes-la-Jolie, interpellés et forcés de s'agenouiller par les policiers.

Getty Images / Jeff J Mitchell

Selon le journaliste, les manifestants sont des gens des classes ouvrières qui, dans les dernières décennies, ont été forcés de quitter le centre des villes en raison de la montée des loyers. Ils se trouvent aujourd’hui généralement en deuxième ou troisième couronne des banlieues et dépendent grandement de leur voiture.

« Ces gens-là sont largués. »

— Une citation de  Christian Rioux, correspondant du quotidien « Le Devoir » à Paris

Il va peut-être se créer un nouveau parti politique pour reprendre les revendications des manifestants, sinon la situation risque d’empirer.

Cependant, à court terme, le président Macron risque de forcer son premier ministre à démissionner, à l’image de ses prédécesseurs qui ont souvent changé de premier ministre afin d’apaiser certaines contestations populaires.

Un manifestant du mouvement des gilets jaunes tient une pancarte où un jeu de mots avec le nom du parti politique d'Emmanuel Macron, En marche, est utilisé pour réclamer une sixième réforme majeure de l'État français moderne.

Associated Press / Michel Euler