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Les microdistilleries dont celle de Val-d'Or à bout de souffle

Région Zéro 8
Rattrapage du mercredi 28 juillet 2021

Les microdistilleries dont celle de Val-d'Or à bout de souffle

Les microdistilleries, dont celle de Val-d'Or, à bout de souffle

Daniel Corriveau et Alex Gaudreault debout derrière un comptoir où sont déposées deux bouteilles d'alcool.
Daniel Corriveau et Alex Gaudreault, fondateurs d'Alpha Tango.PHOTO : Radio-Canada / Marc-André Landry
Région Zéro 8
Région zéro 8Publié le 28 juillet 2021

La réglementation qui encadre les microdistilleries québécoises avale une très grande partie des profits des productions.

L’Union québécoise des microdistilleries (UQMD) dénonce la majoration de 52 % qui doit être retournée à l'État pour les revenus des spiritueux vendus sur les lieux de production.

Pour écouter l'envtrevue complète, cliquez sur l'audiofil.

Pour Alex Gaudreault, vice-président et fondateur d’Alpha Tango, à Val-d'Or, ces sommes importantes retournées à l'État ne permettent pas d'investir dans de nouveaux produits. Selon lui, avoir des produits qui réussissent à atteindre les tablettes à la Société des alcools est salutaire.

Quand les produits sont vendus à la SAQ, c’est parfait, c’est la SAQ qui vient chercher les produits sur les lieux de production. Après ça, on ne touche plus vraiment au produit, et ça, on est capable de vivre avec. Pour ce qui est de la vente sur les lieux de production, ce n'est pas égal avec les autres industries, souligne-t-il. Pour donner une idée, dans le temps des Fêtes, avec les ventes et l'engouement qu’il y a eu, en janvier, c’est environ 100 000 $ qu’on a retournés à la SAQ. Alors je vous laisse imaginer ce qu’on aurait pu faire de plus pertinent avec ce 100 000 $.

Un étalage de bouteilles de spiritueux à la Société des alcools du Québec

Des bouteilles de spiritueux à la Société des alcools du Québec

Radio-Canada / Martin Thibault

Jonathan Roy, président de l’Union québécoise des microdistilleries, souligne que depuis trois ans, les microdistilleries ont acquis le droit de vendre leur produit dans leur magasin, mais que le gouvernement continue de percevoir pleinement les taxes comme si les produits étaient vendus à la SAQ.

On n’a aucune aide de nulle part. On doit construire nos bâtiments, embaucher notre personnel pour pouvoir accueillir les gens chez nous, ce qui fait mal aux distilleries pour participer à l’engouement local, déplore Jonathan Roy.

Il aimerait que Québec réduise cette forme de taxe de 52 % sur les produits vendus sur les lieux de production, ce qui selon lui représente un frein pour le tourisme et l'innovation.À ce chapitre, il souligne que les microdistilleries du Québec font preuve de beaucoup de créativité.

On peut inventer à peu près tout ce que l’on peut imaginer. C’est la beauté de la chose. Je crois que les distilleries québécoises en profitent énormément en présentant des spiritueux totalement différents d’une distillerie à l’autre, observe-t-il. C’est ce qui est intéressant dans l’agrotourisme, c'est d’aller visiter chacune de ces distilleries-là pour voir ce qu’elles ont à offrir.

Alex Gaudreault estime que la diminution de la majoration permettrait aux distilleries québécoises de développer davantage leur marché.

Si on était capable d’avoir ne serait-ce que la moitié de cette majoration-là dans nos poches, je pense que les distilleries québécoises seraient capables d’innover encore plus et auraient les reins plus solides pour mettre sur pied des stratégies d’importation pour être plus présent au Canada, comme on voit des distilleries de la Colombie-Britannique et de l’Ontario qui s’en viennent au Québec de plus en plus, mentionne-t-il.

On compte une soixantaine de microdistilleries au Québec, dont une seule en Abitibi-Témiscamingue.