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L’INRS étudie les roches volcaniques en Abitibi et dans le Nord-du-Québec

Région Zéro 8
Rattrapage du mardi 6 juillet 2021

L’INRS étudie les roches volcaniques en Abitibi et dans le Nord-du-Québec

Des roches volcaniques en Abitibi et dans le Nord-du-Québec intéressent des chercheurs

Trois personnes observent une roche sue le bord d'une rivière.
Une équipe de l’INRS au travail près d’une rivière en Abitibi.PHOTO : Gracieuseté de l'INRS
Région Zéro 8
Région zéro 8Publié le 6 juillet 2021

Une équipe de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) se trouve en ce moment dans le secteur de Chapais pour étudier les plus vieilles roches volcaniques de la province. C'est en effet en Abitibi-Témiscamingue que l'on retrouve la plus grande concentration de roches volcaniques au Québec.

Si tous les anciens volcans sont éteints aujourd'hui, le professeur Pierre-Simon Ross confirme que ce passé explique la présence de gisements miniers.

Depuis la fin de l’activité volcanique, il y a 2 700 millions d’années, il n’y a pas eu d’éruption en Abitibi. Donc le public peut définitivement être rassuré. C’est très tranquille d’un point de vue géologique. Par contre, d’un point de vue minier, c’est très actif. C’est justement grâce à ces roches volcaniques là qu’il y a beaucoup de gisements d’or, de cuivre et de zinc en Abitibi, dit-il.

« Il reste beaucoup de travail à faire, j’en ai jusqu'à la fin de ma carrière. Pour plusieurs générations encore, il va y avoir des géologues et des volcanologues en Abitibi. »

—  Pierre-Simon Ross, professeur à l'IRNS

Les chercheurs tentent de comprendre pourquoi les roches volcaniques de l'Abitibi contiennent du zinc, de l'or et du cuivre alors que d'autres roches similaires n'en ont pas. Ils évaluent la texture des roches, leur structure, et recueillent des échantillons pour évaluer composition chimique.

Le professeur Ross prévoit avoir des résultats au début de l’automne.

Ultimement, on pourra faire la comparaison entre l'océan pacifique actuel et l'Abitibi d’il y 2,7 milliards d’années, explique-t-il.

Deux personnes sur une roche l'observent.

Les roches sont observées, et des échantillons seront analysés en laboratoire par la suite.

Octavio Vite / Gracieuseté de l'INRS

Pierre-Simon Ross précise que plusieurs roches se trouvaient en milieux aquatiques, mais depuis le retrait des eaux, il est possible de les repérer à l'oeil nu. Il suffit de rechercher des roches de couleur verte.

Les roches volcaniques plus communes de l’Abitibi sont les basaltes. Elles ont souvent une couleur verte. C’est pour ça qu’on dit que c’est la ceinture de roches vertes de l’Abitibi, on reconnaît facilement les basaltes par leur couleur verte. Donc une roche à grains fins, verte, risque d’être un basalte, décrit-il.

Les chercheurs se sont rendus à Chapais, dans la région de Chibougamau et poursuivront leur travail dans le secteur de La Sarre dans les prochaines semaines.