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Nanikana  :  une descente en canot de 500 km pour l’amour du territoire

Région Zéro 8
Rattrapage du vendredi 2 juillet 2021

Nanikana  :  une descente en canot de 500 km pour l’amour du territoire

Nanikana  : une descente en canot de 500 km pour l’amour du territoire

La rivière Harricana, à Amos
La rivière Harricana, à AmosPHOTO : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau
Région Zéro 8
Région zéro 8Publié le 2 juillet 2021

Samedi, quatre Abitibiens entameront un long périple de près de 500 kilomètres en canot. Ils partiront de Saint-Mathieu d'Harricana et pagaieront sur la rivière Harricana, du nom algonquin Nanikana, jusqu'à la Baie-James.

Rodrigue Turgeon, son frère Gabriel Turgeon, Sébastien Brodeur-Girard et Gilles Gagnon caressent ce projet depuis longtemps. Les quatre amis sont motivés par leur amour du territoire et le désir d'y rendre hommage.

Carte de Moosonee.

Moosonee est logé sur la côte ouest de la baie James.

Google Maps

Rodrigue Turgeon met l'accent sur le fait que cette expédition ne serait pas possible sans l'héritage laissé par les peuples autochtones.

Ça représente un dénivelé de quelque 300 mètres du début jusqu’à la fin. Donc évidemment il va y avoir des rapides, des chutes, des seuils, mais encore une fois, on va devoir notre sécurité à nos anishinabe, à leurs ancêtres Eeyou également, qui depuis tous ces millénaires ont tapé les voies de portage, que l’on va emprunter sécuritairement, souligne-t-il.

Pour écouter l'entrevue complète, cliquez sur l'audiofil.

Les canoteurs se sont entraînés en vue de cette aventure. Rodrigue Turgeon a d’ailleurs suivi une formation de sauvetage en eau vive.

Rodrigue Turgeon souligne aussi que cette expédition vise aussi à approfondir une réflexion sur l’histoire du territoire et des peuples autochtones.

La question qu’on se pose, c'est de voir tous ces millénaires à avoir pris soin de ce territoire-là, l'héritage qu'ils nous laissent. Quel héritage on va laisser finalement, depuis la colonisation il n’y a même pas un siècle dans la région? C’est quelque chose qui va nous mener, on l’espère, à économiser nos manières de vivre et de se déplacer sur le territoire. De l’aimer, de l’habiter, conclut-il.

L'aventure durera un peu plus de trois semaines et se terminera en Ontario.