•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Région Zéro 8
Région Zéro 8
Rattrapage du mardi 22 juin 2021

Une recherche universitaire de l'UQAT se penche sur les ressources pour hommes

Une recherche universitaire de l'UQAT se penche sur les ressources pour hommes

Publié le 22 juin 2021
Le campus de Rouyn-Noranda de l'UQAT.
Le campus de Rouyn-Noranda de l'UQATPHOTO : Mathieu Dupuis

Une étudiante à la maîtrise de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue recueille présentement des témoignages d'hommes qui ont fréquenté des groupes de médecine familiale (GMF) ou des CLSC de Val-d'Or et Rouyn-Noranda.

L’objectif de Christelle Brouillette, qui est aussi travailleuse sociale, est de mieux connaître le portrait et les besoins des hommes qui vont chercher de l’aide.

« Cette recherche repose sur un besoin de mieux connaître le portrait, les besoins et les attentes des hommes au moment où ils vont consulter les soins de santé. Étant donné la
quasi-absence d’études sur le sujet, mon projet de maîtrise vise vraiment à mieux documenter la trajectoire des demandes d’aide masculines », explique-t-elle.

La recherche de madame Brouillette servira aussi au ministère de la Santé et des Services sociaux qui élabore en ce moment un plan d’action pour la santé et le bien-être des hommes.

Christelle Brouillette a lancé un avis de recherche sur les réseaux sociaux et collabore avec le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) et les organismes de soutien aux hommes pour recueillir l’avis des usagers masculins.

« Pourquoi consultent-ils? Quels sont leurs besoins? Quels sont leurs réflexes au moment où ils vont chercher de l’aide? Est-ce qu’ils sont satisfaits des ressources qu’ils ont reçues et comment pourrions-nous mieux les rejoindre, notamment dans des situations où c’est plus difficile pour eux, notamment dans la dernière année avec la pandémie où il y a eu une hausse des demandes et une hausse de la détresse psychologique, notamment vécue chez les hommes. Comment peut-on s’adapter en région éloignée pour mieux les rejoindre et éviter des drames comme les féminicides qu’on a connu dans la dernière année? », questionne-t-elle.

Les hommes qui désirent participer à l’étude peuvent le faire en ligne jusqu’au 31 juillet. Les réponses demeurent anonymes.

Quelques données sur les hommes de l’Abitibi-Témiscamingue

  • L’Abitibi-Témiscamingue est deuxième pour le taux de suicide au Québec; les hommes représentent 3 suicides sur 4.
  • L’Abitibi-Témiscamingue arrive au 2e rang au Québec en matière de violence conjugale.
  • En Abitibi-Témiscamingue, un homme sur quatre décroche avant d’obtenir son diplôme d’études secondaires.
  • Les hommes représentent 54 % des prestataires d’aide sociale en Abitibi-Témiscamingue.