•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Région zéro 8 ICI Première.
Région zéro 8 ICI Première.
Rattrapage du mardi 4 mai 2021

Pas d’immigration massive pour combler la pénurie de main-d’œuvre

Pas d’immigration massive pour combler la pénurie de main-d’œuvre : la CCIRN surprise

Publié le 4 mai 2021
François Legault répond à une question
François Legault, premier ministre du QuébecPHOTO : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La Chambre de commerce et d'industrie de Rouyn-Noranda déplore que le gouvernement Legault refuse de favoriser l'immigration massive pour contrer la pénurie de main-d'œuvre.

Le premier ministre a déclaré lors de l'assemblée générale annuelle du Conseil du patronat du Québec qu'il préférait augmenter le salaire moyen au Québec.

Il croit qu'en attirant des immigrants pour des emplois de moins de 56 000 $ par année, il ne ferait qu'aggraver le problème de main-d'œuvre.

Des propos qui ont fait sursauter le président de la CCIRN, David Lecours.

C’est une drôle de déclaration. Je pense que le premier ministre et la Coalition avenir Québec vont pouvoir préciser leur pensée, mais c’est facile de dire qu’on veut des travailleurs étrangers qui vont faire plus que 56 000 $ par année, mais est-ce que c’est ce dont le marché a besoin?, questionne-t-il.

Tout le système est fait de sorte que les démarches répondent aux besoins du marché tout en protégeant les travailleurs pour que les conditions de travail ne soient pas retenues artificiellement basses, alors il ne faut pas croire que l’immigration doit répondre aux besoins du marché seulement pour les emplois les mieux payés du Québec, ajoute-t-il.

En Abitibi-Témiscamingue, il manque notamment d’infirmières, d’enseignants et d’éducateurs en centre de la petite enfance, des emplois qui n’offrent pas des conditions d’entrée à plus de 56 000 $ par année.

Il y a des emplois vacants pour lesquels un salaire de 56 000 $, ce n’est pas réaliste. Ces emplois-là, il faut qu’ils soient comblés. On comprend l’objectif du gouvernement Legault et l’objectif personnel du premier ministre par rapport à la promesse électorale qu’il a faite, mais ça se marie drôlement avec le système d’immigration tel qu’on le connaît, fait remarquer David Lecours.

Pour écouter l’entrevue complète, cliquez sur l’audiofil.