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Un photographe animalier dans la région pour la parade des tétras

Région Zéro 8
Rattrapage du vendredi 9 avril 2021

Un photographe animalier dans la région pour la parade des tétras

Un photographe animalier dans la région pour la parade des mâles tétras

Une photos professionnelle d'une perdrix mâle.
Un tetra à queue finePHOTO : Jean-Simon Bégin
Région Zéro 8
Région zéro 8Publié le 9 avril 2021

Le photographe animalier primé Jean-Simon Bégin est en expédition en Abitibi-Témiscamingue pour prendre des clichés de la parade des mâles tétras à queue fine.

L’artiste de l’image n’en est pas à sa première visite en Abitibi-Témiscamingue, mais vise pour la première fois cette période d’accouplement chez les perdrix de la région. Je suis venu chercher la parade du mâle. C’est un oiseau qui est assez rare à observer sur le territoire du Québec, il est présent dans votre région, dans plusieurs secteurs précis, indique Jean-Simon Bégin.

Il souhaitait observer cette espèce puisqu’elle a une parade un peu particulière. Un peu comme la gélinotte huppée, qui va tambouriner, qui fait des bruits, le tétra à queue fine a aussi son type de parade. Dans son cas, le mâle va ouvrir les ailes et produire un bruit assez répétitif et il y a des couleurs qui vont apparaître sur son cou. On parle de deux espèces de taches mauves et deux sourcils jaunes. Ce sont des choses qu’on ne voit pas s’il ne fait pas sa parade, explique le photographe.

Jean-Simon Bégin avait visité notre région l’an passé pour y photographier une autre espèce très rare au Québec, le grèbe jougris. Ce n’était pas la première fois que je l’observais, mais c’était la première fois que j’ai eu la chance de voir des comportements de parade nuptiale, des cris, la huppe qui se dresse. J’avais réussi de vraiment belles images, par contre, j’étais arrivé environ une semaine ou deux trop tard pour observer le tétra à queue fine, dit-il.

Avec le printemps hâtif cette année, il a devancé ses plans de voyage de deux semaines pour ne pas rater son coup cette fois. On a des températures qui n’ont aucun bon sens, c’est chaud. J’ai eu des nuits à -5, je me lève, je m’habille quasiment en hiver et à midi, il faut que je sois en shorts et en t-shirt parce qu’il fait 22!, lance-t-il.

Comme plusieurs espèces fauniques, le meilleur moment pour observer le tétra à queue fine est très tôt le matin ou le soir. Il y a aussi une question de lumière dans ça, parce que c’est possible d’observer quasiment toutes les espèces le jour, mais pour mon travail, l’intérêt va se situer dans les belles lumières, donc ça va se passer le matin, indique M. Bégin.

Le photographe a commencé son observation et a pu croiser plusieurs espèces d’animaux, dont le tétra à queue fine, mais n’a pas observé de signes de cette fameuse parade jusqu’à maintenant. Je sais qu’il y a eu des observations, mais je n’ai pas encore eu de signe devant moi que c’est commencé. Je suis peut-être arrivé trop tôt, mais je pense qu’il y a une leçon assez intéressante dans tout ça : la photographie animalière, il n’y a jamais rien de pareil, tout est toujours nouveau, remarque-t-il.

Jean-Simon Bégin est photographe animalier et amoureux du froid.

Pour Jean-Simon Bégin, la photographie est un puissant outil d'attachement au territoire.

Radio-Canada

Selon lui, le printemps hâtif fera également en sorte que le comportement des animaux risque d’être devancé de quelques semaines. C’est pour ça que je suis partie environ deux semaines d’avance, parce que je risquais de les rater si j’arrivais trop tard, je préférais arriver d’avance, souligne-t-il.

Jean-Simon Bégin s’est fixé un objectif : il ne quittera pas la région tant qu’il n’aura pas les images souhaitées. Je vais persévérer. La partie la plus difficile de notre métier, parce qu’il y a plusieurs autres photographes au Québec qui font ce que je fais, c’est la patience, la persévérance. Le matin il y a de l'action, mais durant toute la journée, c’est assez tranquille, on prospecte, on patiente, il y a juste à la fin de la journée où il y a 30 minutes où il se passe quelque chose. La clé du succès réside dans la persévérance, dans la connaissance de l’environnement, fait-il valoir.

Pour écouter l’entrevue complète, cliquez sur l’audiofil.