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Région zéro 8 ICI Première.
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Rattrapage du mercredi 3 mars 2021

Le Principe de Joyce adopté à l’unanimité par les Chefs de l’APNQL

Le Principe de Joyce adopté à l’unanimité par les Chefs de l’APNQL

Publié le 3 mars 2021
Un homme accorde une entrevue par visioconférence.
Le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), Ghislain PicardPHOTO : Radio-Canada

En début de semaine, les membres de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) ont adopté le Principe de Joyce, qui vise à faire valoir les droits des Autochtones en matière de services de santé et de services sociaux.

Le Principe de Joyce a été élaboré par la nation atikamekw à la suite des événements vécus par Joyce Echaquan. La population et les dirigeants atikamekw se sont rapidement mobilisés et ont développé le principe de Joyce, qui vise essentiellement à assurer que tout soit fait pour assurer le bien-être sur le plan physique et émotionnel, spirituel pour l’ensemble de la population, atikamekw surtout, mais pour les peuples autochtones en général, explique Ghislain Picard, chef de l’APNQL.

Bien que cette dernière ait adopté le Principe de Joyce, le gouvernement du Québec n’a pas l’intention de faire de même pour le moment. De notre côté, c’était essentiellement une question de principe ou une formalité que de passer une résolution pour officialiser notre position, tel que nous l’avons rendue publique plus d’une fois depuis l'automne dernier, souligne M. Picard.

Ceci étant dit, de toute évidence, on se bute à une absence de volonté sur le plan politique du côté du Québec, parce que d’un côté le Québec a indiqué déjà son intention de ne pas légiférer là-dessus, mais de quand même agir sur le principe comme tel en étant plus sélectif, parce qu’il pourrait peut-être constituer des gestes de la part du Québec en réfutant toute référence au racisme systémique tel que le prévoit le Principe dans son libellé, déplore-t-il.

Du côté du fédéral, on n’avait pas hésité à montrer de l’appui pour le Principe de Joyce dès ses débuts. D’ailleurs, le fédéral a tenu deux forums importants, en octobre 2020 et janvier 2021, pour essayer de se donner un élan pour un plan d’action pour lutter contre le racisme dans les systèmes de santé à travers le pays, ajoute M. Picard.

Malgré la création d’un nouveau poste de ministre responsable de la Lutte contre le racisme, le gouvernement du Québec refuse toujours de reconnaître la présence de racisme systémique dans le domaine de la santé, ce que s’explique bien mal Ghislain Picard.

Pourquoi? Pourquoi on est devant ce constat-là? Au Québec, c’est un débat qui est très polarisé et le Québec semble être isolé dans ce questionnement-là par rapport à la définition du racisme systémique. Ceci étant dit, M. Charette a été nommé la semaine dernière comme étant le ministre responsable du dossier racisme, en plus de ses responsabilités déjà extrêmement lourdes au niveau de l’Environnement et des Changements climatiques. Il a maintenu ce refrain-là au nom du gouvernement, qu’il n’est pas question de reconnaître le racisme systémique, alors que lui-même, à l’Assemblée nationale en 2010, en faisait la définition. C’est à n’y rien comprendre, je pense que le gouvernement du Québec définit en quelques sortes, dans son commentaire, dans ses réactions, ce qu’est le racisme systémique tout en le niant, c’est assez particulier, ajoute Ghislain Picard.

Pour écouter l’entrevue complète, cliquez sur l’audiofil.