•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Étude sur les effets de la cigarette électronique sur les muqueuses nasales

Région Zéro 8
Rattrapage du lundi 7 septembre 2020

Étude sur les effets de la cigarette électronique sur les muqueuses nasales

Les possibles effets néfastes des cigarettes électroniques sur les cellules nasales

Faut-il avoir peur de la cigarette électronique?
Faut-il avoir peur de la cigarette électronique?PHOTO : Radio-Canada
Région Zéro 8
Région zéro 8Publié le 7 septembre 2020

Les cigarettes électroniques pourraient-elles s'avérer plus nocives pour la santé que les cigarettes traditionnelles? Les cigarettes électroniques n'ont pas seulement des impacts sur les poumons et la bouche, mais aussi sur les cellules nasales.

Le chercheur en médecine dentaire responsable d'une nouvelle étude de l'Université Laval, Mahmoud Rouabhia, constate les effets de la cigarette électronique sur les muqueuses nasales.

Il estime que la vapeur de la cigarette électronique peut causer un stress sur les muqueuses avec lesquelles elle entre en contact, qu’elles soient buccales, pulmonaires ou nasales. Le chercheur croit aussi que les effets sur les cellules nasales peuvent entraîner une perte de l’odorat.

Inévitablement, ça arrivera comme cela arrive avec la cigarette normale, dit-il.

Plus nocive que ce que l'on croyait?

Mahmoud Rouabhia note qu’au fur et à mesure qu’on étudie les impacts de la cigarette électronique, on remet en doute son hypothèse de départ, c’est-à-dire que les cigarettes électroniques étaient moins dommageables vu qu’elles contenaient moins de substances nocives.

Oui, il y a moins de produits connus toxiques dans la cigarette électronique, mais elle peut avoir des effets encore plus pervers. Pourquoi? Parce qu’on se retrouve avec de nouveaux produits qui sont propylène-glycol et la glycérine, indique Mahmoud Rouabhia.

Le visage d'un homme est noyé dans la fumée de sa cigarette électronique.

Selon une étude publiée en 2017, 20 % des lycéens du Massachusetts vapotaient et 41 % ont déjà essayé la cigarette électronique.

Reuters / Mark Blinch

Il précise que ces produits étaient approuvés pour utilisation quand ils étaient en faible concentration. On n’a jamais approuvé ces produits-là pour les chauffer à température élevée et des les inhaler directement, souligne-t-il.

Il conseille de réduire en général sa consommation de nicotine et d’effectuer des nettoyages nasaux et buccaux pour les utilisateurs de cigarette électronique.

Mahmoud Rouabhia insiste sur le fait que la cigarette électronique est loin d’être inoffensive. L’aspect récréatif lié à son utilisation le préoccupe particulièrement.
Il n’y a rien qui nous dit que dans une dizaine d’années on ne verra pas une dépendance beaucoup plus importante à la cigarette électronique qu’à la cigarette normale, parce que l’accessibilité à la nicotine est beaucoup plus importante quand quelqu’un va acheter un liquide qui peut avoir une concentration très élevée de nicotine, remarque-t-il.

Pour écouter l'entrevue complète, cliquez sur l'audiofil.

Dans cette nouvelle étude à l’Université Laval, les chercheurs récupèrent des cellules nasales de personnes qui ne consomment pas de cigarette électronique et observent les impacts quand elles entrent en contact avec les substances contenues dans les cigarettes électroniques.

L’étude prévoit aussi recruter des jeunes qui fument la cigarette électronique pour évaluer l’état de leurs cellules.