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Rentrée scolaire confirmé cet automne

Région Zéro 8
Rattrapage du mardi 16 juin 2020

Rentrée scolaire confirmé cet automne

Rentrée scolaire confirmée cet automne : une bonne nouvelle pour le SEUAT

Une femme pose à côté d'une affiche «Ensemble pour l'école publique» dans le cadre de la campagne électorale.
Hélène Lambert, présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Ungava et de l'Abitibi-Témiscamingue (SEUAT)PHOTO : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile
Région Zéro 8
Région zéro 8Publié le 16 juin 2020

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, a annoncé mardi matin que tous les élèves retourneraient à l'école en septembre, du préscolaire à la cinquième secondaire. Une rentrée qui était souhaitée par le Syndicat de l'enseignement de l'Ungava et de l'Abitibi-Témiscamingue (SEUAT).

La présidente du syndicat, Hélène Lambert, affirme que les enseignants souhaitaient une rentrée pour tous pour le bien-être des élèves. On a eu la chance de faire quelques assemblées générales auprès de nos membres, justement pour envisager la rentrée scolaire 20-21, et la grande majorité de nos enseignants, ce qu’ils souhaitaient, c’était une rentrée à 100 % pour nos élèves, indique-t-elle.

« C’est une belle annonce en soi, il restera à savoir comment on va pouvoir organiser ça pour que ça soit bien vivable, mais dans un premier jet, c’est une bonne nouvelle que tous nos élèves puissent rentrer en septembre. »

— Une citation de  Hélène Lambert, présidente du SEUAT

Les enseignants craignaient effectivement que certains élèves en difficulté accumulent un retard sur les élèves qui sont de retour en classe. On vivait beaucoup, avec la deuxième rentrée qu’on a eue au mois de mai, d’aller chercher nos élèves plus vulnérables pour pouvoir faire de la consolidation et des apprentissages, aller un peu plus loin pour tenter d’éviter le plus possible du retard chez nos élèves vulnérables, mais ça n’a pas été le cas, affirme Mme Lambert.

Étant donné que c’était sur une base volontaire, nous n’avons pas été en mesure d’attirer une plus grande majorité de clientèle chez nos élèves, ajoute-t-elle.

Une « deuxième rentrée » somme toute réussie

La présidente estime que les enseignants, avec le peu de temps qu’ils ont eu pour s’adapter, ont réussi à créer une belle fin d’année scolaire pour les élèves. Ça s’est quand même relativement bien passé, dit-elle. C’est sûr qu’on aurait voulu avoir un plus grand nombre d’élèves dans nos classes, mais c’était sur une base volontaire et on comprend les motifs des parents à ce moment-là.

Ce qu’on devra surveiller, par contre, le ministre parlait d’un plan B advenant le cas où il y aurait une deuxième vague, et c’est justement l’enseignement à distance. On n’était pas très ferrés, à la deuxième rentrée, pour pouvoir s’orienter dans ce sens-là d’offrir de l’enseignement à distance. Ni les élèves ni les écoles n’étaient suffisamment équipés pour pouvoir donner cet enseignement-là avec une belle qualité d’enseignement. Il y a du travail à faire pour pouvoir mettre en place le plan B du ministre, fait valoir Mme Lambert.

Il existe de plus une certaine confusion quant à la distanciation physique d’un mètre entre les enfants, de deux mètres entre l’enfant et l’enseignant ou encore la formule des « bulles » proposée par le Dr Horacio Arruda.

On a encore peur du flou, c’est ce que déploraient le plus nos enseignants lorsqu’on avançait au fur et à mesure avec les nouvelles du ministre, de façon quasi quotidienne, c’était de ne pas baliser clairement les règles, les directives. Et ça, c’était un stress de plus pour nos enseignants, pour les parents et pour toute l’équipe-école, confie Hélène Lambert.

D’ailleurs, l’absence de proximité avec les élèves, surtout au préscolaire, a été difficile pour les enseignants, selon la présidente du SEUAT. Ç’a été difficile, ce l’est encore, et ce n’est pas parce que nos élèves étaient indisciplinés, au contraire, nos élèves étaient bons dans toutes ces directives-là mises en place. Sauf que c’est impraticable dans le quotidien, lorsqu’on enseigne, lorsqu’on est dans la classe avec nos élèves, qu’ils soient petits ou grands. Je dois avouer que j’ai eu des commentaires d’enseignants aussi en formation professionnelle, et la problématique est la même, rapporte-t-elle.

« Comment le ministre va juger bon d’organiser tout ça, ces bulles-là, de respecter encore le mètre ou les deux mètres dans nos écoles, je ne sais pas si ça va être de l’équipement de plus dans nos classes, on n’en sait rien. Il nous manque encore beaucoup de réponses à cette question. »

— Une citation de  Hélène Lambert, présidente du SEUAT