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Région zéro 8 ICI Première.
Région zéro 8 ICI Première.
Rattrapage du mercredi 6 mai 2020

Hier c’était la journée des sages-femmes, où en est le projet en région?

Journée de la sage-femme : où en est le projet en Abitibi-Témiscamingue?

Publié le 6 mai 2020
Une sage-femme aide une maman.
Une sage-femme aide une maman. PHOTO : La Presse canadienne / Associated Press

Alors qu'on célébrait hier la Journée mondiale de la sage-femme, où on en rendu le projet en Abitibi-Témiscamingue? L'année 2019 a été particulièrement éprouvante pour le comité Objectif sages-femmes Abitibi-Témiscamingue, qui ne baisse pas les bras pour autant.

Le métier de sage-femme se pratique depuis des années, mais a toujours sa place en 2020, selon Frédérique Cornellier, l'une des instigatrices d'Objectif sages-femmes Abitibi-Témiscamingue.

En 2020, les sages-femmes sont encore présentes pour accompagner les femmes lors de leur accouchement, donc ça, ça n'a pas changé. Ce qu'elles font, c'est un soutien à plusieurs égards, donc un suivi personnalisé avec les femmes et aussi avec leur conjoint, avec leur famille, parce que les enfants sont bienvenus lors des suivis. Ce sont des suivis qui sont assez longs, parce que les sages-femmes prennent vraiment le temps de s'intéresser aux différentes sphères de la vie des mamans et de la vie de ces familles-là, explique-t-elle.

Les sages-femmes adoptent donc une approche holistique. Ce qu'elles permettent aussi, c'est un accouchement à la maison de naissance, à domicile ou en centre hospitalier. Par la suite, les sages-femmes sont présentes auprès des familles à certains moments précis de la vie du bébé, pour pouvoir assurer un suivi encore une fois en post-natal, jusqu'à six semaines de vie du bébé, ajoute-t-elle.

En Abitibi-Témiscamingue, les mamans n'ont toujours pas accès aux services d'une sage-femme, alors que la pratique est de plus en plus courante au Québec. Je pense que le premier facteur, c'est qu'il y a peu de sages-femmes au Québec, malgré tout, malgré qu'il y ait un cours à l'UQTR qui forme ces gens-là, ça reste qu'il y a une pénurie à cet égard-là, ce qui fait que c'est plus difficile de recruter des sages-femmes pour la région. En même temps, c'est une pratique qui commence à être de plus en plus répandue, donc au début de nos démarches en 2014, on voyait d'autres régions dites éloignées qui n'avaient pas non plus le service. Aujourd'hui, ces régions-là ont la chance d'avoir le service, donc on garde espoir que nous aussi en Abitibi-Témiscamingue on va réussir à recruter des sages-femmes pour venir pratiquer dans la région, explique Mme Cornellier.

L'espoir est d'autant plus fort alors que deux jeunes abitibiennes sont étudiantes au baccalauréat à Trois-Rivières et qu'une troisième a récemment été acceptée pour commencer le programme à l'automne. Deveinr sage-femme, c'est très encadré, c'est un bacc de quatre ans et demi. La première année est plus théorique, et dès la deuxième année, les étudiantes sont amenées à aller pratiquer dans différents contextes, donc elles vont aller faire des stages très pratiques en centre hospitalier pour voir ce que c'est, mais aussi dans les maisons de naissance et elles vont faire des suivis, accompagnées d'une sage-femme. À la fin de leur parcours universitaire, elles ont assisté à près de 100 accouchements, donc elles arrivent prêtes à exercer le métier, témoigne-t-elle.

En contexte de pandémie, où plusieurs mères sont inquiètes de devoir accoucher dans les hôpitaux, les services d'une sage-femme auraient été très appréciés dans la région, croit Mme Cornellier. Depuis le début des activités du comité, ce qu'on souhaite, c'est que les familles aient le choix d'aller vers un médecin ou d'aller vers une sage-femme. En étant accompagné de la sage-femme, ça permet justement d'accoucher dans un environnement qu'on va dire plus sécurisant pour la maman. Je pense que cet environnement sécurisant-là est d'autant plus important dans un contexte de COVID, de confinement et de tout ce qui vient avec, affirme-t-elle.