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Région zéro 8 ICI Première.
Région zéro 8 ICI Première.
Rattrapage du jeudi 2 avril 2020

Journée mondiale de la sensibilisation à l'autisme

Vivre la pandémie avec un trouble du spectre de l'autisme

Publié le 3 avril 2020
Des dessins et des explications simples sur l'autisme.
L'une des affiches d'Élise Gravel sur l'autismePHOTO : Élise Gravel

En cette période de pandémie, on se préoccupe beaucoup de la santé des personnes âgées, mais les personnes qui ont un trouble du spectre de l'autisme vivent aussi de grandes difficultés. Le mois d'avril étant, le mois de la sensibilisation à l'autisme, deux personnes qui comprennent la réalité des personnes ayant un TSA ont livré leur témoignage à notre journaliste Lise Millette.

Amélie Miljours est mère d'un enfant de 9 ans qui a une forme d'autisme non verbal. Depuis le début de la crise de la COVID-19, elle a pris des mesures pour protéger son fils.
Elle réside à Val-d'Or, mais elle est allée rejoindre ses parents qui vivent dans le Nord-du-Québec.

Être 24 heures sur 24 avec un enfant handicapé qui ne parle pas, c'est déjà une situation difficile à gérer, reconnaît Amélie Miljours. On est déjà dans l'isolement quand on est parent d'un enfant comme Zac, mais dans une situation comme la COVID-19, ça vient vraiment amplifier l'isolement, donc j'ai décidé de venir me rejoindre ma petite famille.

Depuis l’éclosion de la pandémie, Amélie Miljours prend toutes les précautions pour éviter que son fils contracte le coronavirus, car elle rapporte que Zac réagirait très mal à une hospitalisation.

« On fait tout ici pour éviter les contacts avec le monde extérieur parce que juste une visite chez le médecin, c'est déjà difficile avec Zac. »

—  Amélie Miljours, mère d'un enfant avec un trouble du spectre de l'autisme

Le contact et le toucher sont très problématiques, Zac va vivre ça comme une agression, explique sa mère.

En plus, Zac étant asthmatique, la COVID-19 aurait un impact significatif sur ses poumons.

Moins de stabilité, plus de difficultés

Tommy Bédard, directeur général de la Société de l'autisme de l'Abitibi-Témiscamingue, rappelle l’importance de se rappeler que les personnes avec un TSA sont aussi une population vulnérable pendant la crise.

Les parents, les personnes autistes, on vit des moments qui n’ont été vécus par pratiquement personne, affirme Tommy Bédard. Nos enfants et nos adultes qui sont différents le vivent très difficilement. C'est compliqué pour eux, c'est compliqué pour tout le monde de toute façon, donc cette journée-là permet justement de sensibiliser que ce n'est pas toujours facile. Mais, parfois, aussi, ça peut être facile.

Amélie Miljours abonde dans le même sens. Elle souligne que pour beaucoup d'enfants ayant un TSA, le bris de la routine pendant la pandémie doit présenter tout un défi.
Je pense à d'autres enfants que j'ai côtoyés.

Eux, la routine, c'est super important, le lundi, on fait toujours la même chose, le mardi on fait toujours la même chose, donc pour eux, la situation actuelle doit être vraiment difficile à gérer, précise-t-elle.

Pour expliquer la pandémie aux enfants avec un TSA, Tommy Bédard conseille une approche directe et simple.

Il faut y aller vraiment en expliquant les vraies choses, ne pas faire le tour en essayant de cacher des choses, dit-il.

Il suggère également d’utiliser des outils en ligne, comme ceux de Société de l'autisme de l'Abitibi-Témiscamingue, qui expliquent de façon claire et imagée la situation actuelle.

Pour écouter l'entrevue complète, cliquez sur l'audiofil.