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Région zéro 8 ICI Première.
Région zéro 8 ICI Première.
Rattrapage du jeudi 15 avril 2021

Comment faire bouger nos enfants?

Comment faire bouger nos enfants?

Publié le 15 avril 2021
Une fillette se déplace en trottinette, tandis qu'un garçon la suit en tenant une planche à roulettes.
Une fillette se déplace en trottinette, tandis qu'un garçon la suit en tenant une planche à roulettes.PHOTO : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La pandémie que l'on traverse actuellement, avec les diverses mesures sanitaires imposées, a fait radicalement augmenter le temps d'écran chez nos enfants.

Une chronique de Maxime Viau

C’est du moins la conclusion tirée d’une étude menée par l’Académie de la transformation numérique (ATN), à l'Université Laval. Selon les données de l'enquête intitulée La famille numérique, 76 % des Québécois de 6 ans à 17 ans sont plus souvent installés devant des écrans à la maison depuis le jour où la COVID-19 est venue bouleverser leur vie.

On vit une sorte de copier-coller du printemps dernier et la dernière année est venue un peu vider le sac à idées des parents pour faire bouger leurs enfants. Comme parents, on est en droit de se poser la question : comment faire pour faire bouger nos jeunes? Mais est-ce la bonne question?

La première question à se poser, c’est nous, on fait quoi? Qu’est-ce qu’on montre comme exemple à nos enfants? Est-ce que nous aussi on a été atteint par la COVID? On joue beaucoup devant nos télés, parce qu’il y a un nouveau téléroman, et ça, c’est le fun un nouveau téléroman. Mais est-ce qu’on bouge avec nos enfants? C’est quand la dernière fois que l’on a mis nos espadrilles? C’est quand la dernière fois où on est allé jouer dehors? C’est quand la dernière fois où vous avez lancé une balle de baseball? Car oui, nous avons encore le droit de lancer une balle de baseball. L’an dernier, beaucoup de gens se creusaient la tête, mais combien se la creusent encore? demande Kévin Lambert, conseiller pédagogique pour le Centre de services scolaire de Rouyn-Noranda.

Kevin Lambert est assis devant le micro dans le studio de radio.

Kevin Lambert, conseiller en éducation physique et à la santé à la Commission scolaire de Rouyn-Noranda.

Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Selon lui, c’est tout à fait normal que l’on se demande pourquoi nos enfants ont cette tendance à vouloir aller vers les écrans. On a qu’à se replonger dans nos souvenirs où l’on devait se lever pour changer de poste. L’enquête révèle notamment que 40 % des jeunes passent désormais en moyenne plus de 10 heures par semaine à naviguer sur Internet, une hausse importante de 15 % par rapport à il y a un an. En 2021, près du quart des enfants passent par ailleurs plus de 15 heures par semaine devant un écran.

Maintenant, il y a des réfrigérateurs qui ont une télévision, on est dans un monde où l’écran est partout. On s’en sert pour le travail, mais, rappelons-nous, beaucoup de travaux que l’on faisait avant étaient faits à la main et il y avait une certaine diversité. Maintenant l’écran fait tout, il fait le travail, le réseau social, car on ne peut plus voir les gens, donc on s’informe sur un réseau quelconque pour ensuite regarder un film. De plus, souvent, l’écran est dans nos poches, alors il n'est plus nécessaire de se lever pour changer de poste, souligne Kévin Lambert.

Également, la nutrition est censée jouer un rôle important dans les saines habitudes de vie. Par contre, comme parents, comment fait-on pour mettre un peu de piment dans le gombo et rendre le tout intéressant pour nos enfants? Il semblerait que le secret réside dans la préparation, car ça évite de tomber dans le piège de la nourriture transformée et de commander ou de se tourner vers la malbouffe.

Premièrement, impliquer les enfants dans la préparation et les exposer à la cuisine. Dans un pique-nique, on veut des aliments nutritifs, peu transformés comme des fruits, des légumes et on peut faire des sandwichs à base de viandes plutôt que de charcuterie. Mais, ça fait partie d’une alimentation équilibrée d’inclure des aliments plaisir, qui sont moins nutritifs, mais qui sont plaisants au goût. Donc selon les goûts de nos enfants, on peut apporter des croustilles, des friandises, des aliments plus spéciaux qu’on ne consomme pas sur une base régulière, mais qui s’ajoutent bien au caractère spécial d’un événement. Ça fait partie du plaisir dans l’alimentation et dans l’équilibre alimentaire qu’on veut transmettre à nos enfants, explique Gabrielle Trépanier, nutritionniste du sport.