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Immersion d’Émélie  :  la maison d'hébergement La Piaule

Région Zéro 8
Rattrapage du mardi 10 décembre 2019

Immersion d’Émélie  :  la maison d'hébergement La Piaule

Immersion d'Émélie : une demi-journée à La piaule

Une femme et un homme rient autour d'une table.
Kim Lévesque est comme un poisson dans l'eau à La Piaule.PHOTO : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau
Région Zéro 8
Région zéro 8Publié le 11 décembre 2019

La maison d'hébergement La piaule, à Val-d'Or, est en constante recherche de personnel pour accueillir ses usagers. Néanmoins, un visage est demeuré stable pour ceux et celles de La piaule : celui de Kim Lévesque, une intervenante qui y travaille depuis sept ans. La journaliste Émélie Rivard-Boudreau l'a accompagnée à son travail pendant une demi-journée.

Le milieu communautaire est connu pour être un milieu difficile, sous-financé, mal payé et en manque de ressources humaines... d'autant plus dans le contexte de pénurie de main-d'oeuvre. Pourtant, Kim Lévesque s'accroche avec énergie et passion à son travail d'intervenante à La piaule. Rire avec eux, dire des niaisieries, s'amuser... c'est à cause d'eux que je suis là, exprime la jeune femme d'une nature enjouée.

Kim, La piaule, c'est son bébé, appuie la directrice de l'organisme, Pier Dubé.

Quelques heures à la maison d'hébergement suffisent pour comprendre le lien unique tissé entre Kim Lévesque et les usagers. « Comment ça va, minou? » demande-t-elle à un homme, visiblement un habitué du dîner.

« Moi, je ne vois pas ma job comme étant une intervenante nécessairement. Pour eux, je suis comme une amie. »

— Une citation de  Kim Lévesque, intervenante de proximité à La piaule

Plusieurs types de services

Certains services de La Piaule, tels l'hébergement, le service de repas et l'accompagnement pour trouver un logement, sont bien connus. D'autres, par contre, demeurent peu vus du public. Jeudi dernier, Kim Lévesque a entre autres accompagné un ancien usager à la clinique de diabète.

C'est qu'au départ, il était usager. On a réussi à lui trouver un appartement et par la suite, comme La piaule c'est une grande famille et qu'on s'attache, les gens reviennent pour faire du bénévolat, et cette personne-là, ça fait sept ans qu'elle fait du bénévolat pour nous. Donc, moi, je fais des suivis avec dans son loyer, explique-t-elle.

Deux mains tiennent des stylos où on peut lire : « Échangeable contre un repas ».

Ces stylos sont échangeables contre un repas à La piaule, à Val-d'Or.

Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

La distinction entre les deux types de services d'hébergement est aussi parfois nébuleuse pour certains. Dans le fond, il y a le milieu de vie, où on retrouve les gens qui sont en démarche [déclaration de revenus, RAMQ, aide sociale, chômage...] et qui peuvent rester ici de un à trois mois, et l'hébergement d'urgence, pour les gens qui ne sont pas nécessairement prêts à être en démarche. Donc, eux peuvent entrer à 22 h et doivent quitter à 8 h le lendemain matin.

Nettoyer des vêtements et offrir des activités sociales font aussi partie des services offerts, en plus de l'écoute quotidienne.

Des dons appréciés

Lors de l'avant-midi passé sur place, La piaule a été le lieu de généreux dons. À 11 h 15, une minière est venue déposer une boîte remplie de dindes et, à 11 h 30, une autre est venue offrir des billets pour assister à une partie de hockey des Foreurs de Val-d'Or dans une loge. C'est vraiment un beau don. Ça va être la première fois qu'on va avoir une belle activité de même! s'est réjouie Kim Lévesque.

Une femme portant une tuque et un manteau d'hiver, fixant le regard au loin, dans son bureau.

Kim Lévesque, intervenante à La piaule

Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Dans les deux cas, les deux intervenantes ont fièrement été photographiées avec le don, qui a été l'objet d'une publication sur les réseaux sociaux. Toutefois, les dons ne sont pas toujours adéquats, fait remarquer l'intervenante d'expérience.

Par exemple, on a parfois des gens qui ont un congélateur et ça fait des années qu'il n'a pas été vidé. Quand il déménage, il met tout ça dans les boîtes et quand on les regarde, c'est tout séché par le froid. Ou encore, on a déjà eu un dépanneur qui nous donnait de la nourriture périmée. Les gens veulent bien faire, mais les gens doivent comprendre que quand ce n'est pas bon pour toi, ce n'est pas bon pour nous, prévient-elle.