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Entrevue Marie-Hélène Voyer : L'habitude des ruines

Réfléchir à voix haute - Jean-Philippe Pleau.
Comment différencier la laideur de la beauté?

Entrevue Marie-Hélène Voyer : L'habitude des ruines

La professeure Marie-Hélène Voyer explique pourquoi « nos villes sont laides »

La promenade de la Mer et le boulevard René-Lepage à Rimouski.
La promenade de la Mer et le boulevard René-Lepage à Rimouski.PHOTO : Radio-Canada
Réfléchir à voix haute - Jean-Philippe Pleau.
Réfléchir à voix hautePublié le 10 janvier 2022

« Des villes bâties à la va-comme-je-te-pousse avec des bâtiments fantômes et des façades aveugles sans âme. » Marie-Hélène Voyer ne mâche pas ses mots pour décrire nos villes, qu'elle trouve laides. La professeure de littérature au Cégep de Rimouski et auteure du livre L'habitude des ruines : le sacre de l'oubli et de la laideur au Québec, trouve « qu'on a oublié de bâtir des villes pour des vivants ».

Marie-Hélène Voyer estime que nous sommes seulement considérés comme des consommateurs et consommatrices lorsque vient le temps de construire les villes.

Elle juge que l'hospitalité et les rencontres sont négligées durant l'érection des bâtiments. La professeure revendique d’ailleurs le droit à l'errance et à la flânerie.

Marie-Hélène Voyer donne plusieurs exemples de constructions qu'elle qualifie de laides.

Elle s’attarde notamment sur le cas d’une chaise géante inaugurée lors du 325e anniversaire de Rimouski, qu'elle qualifie de « bêtise ».