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Récit :  Contrebandiers et contrebandes, avec Serge Bouchard

Récit, ICI Première.
Rattrapage du 19 juill. 2020 : L’héritage méconnu de la contrebande

Récit :  Contrebandiers et contrebandes, avec Serge Bouchard

L’héritage méconnu de la contrebande en Nouvelle-France

Une saisi de produits illégaux dans le coffre d'une voiture.
La contrebande est une pratique lucrative depuis fort longtemps.PHOTO : getty images/istockphoto
Récit, ICI Première.
RécitPublié le 19 juillet 2020

« Là où il y a des règles, des tarifs, des taxes, des interdits, des frontières ou des barrières, il y aura des gens pour ne pas les respecter, les contourner et en tirer un bon profit. Tracez une ligne, et quelqu'un la traversera. » Serge Bouchard raconte la grande histoire de la contrebande, pratiquement inscrite dans les gènes de la colonisation française en Amérique du Nord.

Pendant plusieurs siècles, le sel faisait l’objet d’un monopole royal en France. La taxe imposée sur cette commodité était si élevée qu’elle a généré un vaste réseau de contrebande. À partir de 1730, des centaines de contrebandiers ont étés déportés en Nouvelle-France en guise de punition et pour aider le peuplement de la colonie.

« Les contrebandiers du sel ont formé le plus important groupe d’hommes déportés dans la colonie de Nouvelle-France. [...] On a donc du sang de contrebandier qui nous coule dans les veines, ou on a du sel qui nous coule dans les veines. Peut-être que c’est pour ça qu’on ne gèle pas en hiver! »

—  Serge Bouchard

En plus du sel, l’alcool, la fourrure, l’opium ou encore le thé ont été lucratifs pour les contrebandiers au fil des siècles. En 1828 seulement, 260 000 gallons de vin et 835 000 gallons de rhum ont étés déchargés au port de Québec, malgré les efforts du clergé catholique pour limiter la consommation d’alcool.