Vous naviguez sur le nouveau site

Aide à la navigation
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

RÉCIT - L'histoire de l'ours

Récit, ICI Première.
Audio fil du dimanche 1 juillet 2018

RÉCIT - L'histoire de l'ours

Les ours, des colosses poilus qui peuplent nos mythes et légendes

PHOTO : Getty Images / Sepp Friedhuber
Récit, ICI Première.
RécitPublié le 9 juillet 2018

Serge Bouchard pense que nous vivons dans un pays d'ours, grand bien nous fasse! L'animateur se livre à un exercice de mise en relief de la symbolique de l'ours dans l'imaginaire collectif mondial. De l'oursonne Winnie jusqu'à Teddy le roi des peluches, l'ours est craint autant qu'il est adoré. Déifié par les cultures anciennes, diabolisé par le christianisme, l'ours est universel et légendaire.

Du haut de son trône, l’ours aimait les femmes. Qu’est-ce à dire? Une vieille croyance européenne, qui remonte à l’Antiquité grecque, raconte que les ours venaient dans les villages pour violer les femmes. On les appelait des ours-garous. Ainsi sont nées les « amours ursines » ou l’amour entre la femme et l’ours. On peut en prendre la pleine mesure dans le conte Jean de l’ours, dont la comédienne Pascale Bussières lit une version provençale au micro de Serge Bouchard.

On peut aussi s'intéresser à Thor, le héros des guerriers du Nord, aussi nommé Dieu-Ours. Thor est pourtant mal-aimé, car le christianisme qui s’est peu à peu propagé en Europe est l’ennemi de l’ours. Les chrétiens ont en effet été les premiers à diaboliser l’ours, presque considéré dans l’imaginaire catholique comme un déviant sexuel.

Chez nos contemporains, l’ours est omniprésent. Les Québécois le chassent et le craignent, souvent de manière injustifiée, car l'ours attaque très rarement l'humain. Les enfants le mangent sous forme de jujubes colorés.

Une publication récente qu’affectionne particulièrement Serge Bouchard s’intéresse aux « montreurs d’ours », ces hommes qui dirigeaient jadis l’ours dans des spectacles d’adresse courus par les foules. Au Québec, on les appelait plutôt des « dompteurs d’ours ».

Le livre de Louise Pagé Montreurs d'ours, de l'Ariège à l'Amérique, 1874-1914 (Nouvelle fenêtre) est paru aux ÉditionsGID.

Les réflexions de Serge Bouchard, au gré de nombreuses digressions, le mènent aussi à évoquer le président américain Theodore Roosevelt, surnommé Teddy, qui a donné son nom aux rassurants oursons en peluche cajolés par les enfants du monde entier.

Quoi qu’il en soit, il y a un ours en chacun de nous, qui nous oblige à faire face à nos pulsions et à nos démons.

En complément:
Visiter l'ours noir dans sa tanière, un article de Radio-Canada Mauricie au sujet des recherches du biologiste Christian Dussault sur l'ours noir