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Un Canada sans immigrants : Analyse de Naël Shiab

Première heure, ICI première.
Audio fil du jeudi 29 juin 2017

Un Canada sans immigrants : Analyse de Naël Shiab

À quoi ressemblerait le Canada sans l’immigration?

Diversitié culturelle
Diversité culturellePHOTO : iStock
Première heure, ICI première.
Première heurePublié le 29 juin 2017

Le journaliste de données à L'Actualité, Naël Shiab, vient de publier un article où il pose la question de l'impact qu'aurait la fermeture des frontières aux immigrants sur la démographie au Canada. Se basant sur des études simulant l'arrêt de l'accueil des immigrants, le journaliste dresse le portrait d'un pays en décroissance démographique.

« En fermant ses frontières, le Canada perdrait le tiers de sa population », relate Naël Shiab.

Il arrive au constat que l’immigration est centrale dans le développement du pays. Le nombre de décès et une faible natalité doivent être contrés avec le maintien de l'immigration.

« Après un siècle avec un scénario avec une immigration comme dans les dernières années, soit de 8 migrants pour 1000 Canadiens [les démographes de Statistique Canada] se sont rendus compte qu’on ferait plus de doubler la population du Canada », décortique le journaliste.

Dans son analyse des données, il s'intéresse également à l'impact de l’immigration sur la province. « Le Québec est une province moins diversifiée que la moyenne canadienne », souligne-t-il.

L’immigration à Québec

« Au Québec, 9 immigrants sur 10 s’installent à Montréal, ce qui fait que la métropole est beaucoup plus diversifiée que le reste de la province », analyse-t-il.

À l’opposé, moins d’immigrants s’installent dans la ville de Québec, ce qui soulève un problème de vieillissement de la population.

« La croissance de la Ville de Québec d’ici 2036 par rapport à 2011, serait de 2 % alors que pour Montréal, cela serait de plus de 30 % », dit le journaliste.

En analysant également la proportion de la communauté musulmane dans l’ensemble des immigrants au Canada, Naël Shiab conclut « qu’ils sont une petite minorité quand on regarde aux autres catégories d’immigrants ».

« À Québec, il y a déjà tellement peu d’immigrants que les musulmans et les Arabes sont vraiment une minuscule fraction de la population », tient-il à préciser.

Le journaliste a décidé de travailler sur cette thématique après avoir vu de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux disant que « les immigrants devraient rester chez eux ».