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Le glissement des multinationales vers un « totalitarisme pervers » avec  Alain Deneault

Plus on est de fous, plus on lit, ICI Première.
Audio fil du mardi 20 février 2018

Le glissement des multinationales vers un « totalitarisme pervers » avec  Alain Deneault

L'essai Le totalitarisme pervers : Entrevue avec Alain Deneault

Le philosophe et auteur Alain Deneault.
Le philosophe et auteur Alain Deneault. PHOTO : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa
Plus on est de fous, plus on lit, ICI Première.
Plus on est de fous, plus on lit!Publié le 21 février 2018

« Le problème avec les multinationales, c'est qu'elles existent [...] il est insupportable que des firmes soient aussi puissantes, que des investisseurs aussi peu nombreux aient autant de pouvoirs dans des domaines aussi névralgiques », déplore le philosophe et auteur Alain Deneault. Il vient présenter son nouvel essai intitulé Le totalitarisme pervers, une réflexion critique sur l'avidité et le pouvoir hégémonique des grandes multinationales.

« On est devant des dirigeants qui n’ont plus à commander à l’ancienne, qui n’ont plus à donner un ordre comme dans la structure fasciste. On est dans un ordre où les puissants sont tellement polyvalents, ont tellement diversifié leurs actifs qu’ils arrivent à profiter de toutes les conjonctures. »

— Une citation de  Alain Deneault

Le totalitarisme pervers (Nouvelle fenêtre), Alain Deneault, Écosociété, 31 janvier 2018, publié en france aux éditions Rue de l'échiquier
Résumé de son essai: « Peut-on parler de ''totalitarisme'' quand il s’agit de nommer le pouvoir des multinationales tel qu’il s’est construit et imposé depuis le début du XXe siècle? Alors que la pratique politique moderne voudrait que les sujets d’une collectivité obéissent aux lois, non aux puissants, on assiste à un renver­sement pervers.

Ce sont les multinationales, aujourd’hui, qui soumettent la délibération des assemblées politiques à d’autres ''lois'', leurs lois, qu’elles s’assurent de rendre efficaces : la ''loi'' du marché, la ''loi'' de la concurrence, etc. Total est un cas d’école. Ce livre étudie comment elle s’est constituée telle une autorité souveraine de nature privée, imitée en cela par d’autres multinationales. Elle est bien devenue un pouvoir qui se distingue des États, les domine, les investit ou les instrumentalise, pour arriver à ses fins : régner et extraire la ressource, en oligopole avec ses pairs. »

« Le totalitarisme pervers », Alain Denault, Écosociété, 31 janvier 2018, publié en France aux éditions Rue de l'échiquier

Écosociété