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Le français et les langues autochtones devraient être des alliés, selon Gérard Bouchard

Des casques bleus déployés en République démocratique du Congo. Crédit photo : UN Photo/Sylvain Liechti
Des casques bleus déployés en République démocratique du CongoPHOTO : UN Photo/Sylvain Liechti
Publié le 24 mars 2022

« C'est bien dommage. C'est une marque d'insensibilité qui surprend, qui étonne. » Gérard Bouchard fustige l'organisation du Festival international de la chanson de Granby, qui a écarté le rappeur Samian pour des formalités linguistiques. L'historien et sociologue y voit là une occasion ratée de créer des ponts entre cet artiste issu de la Première Nation Abitibiwinni et la culture québécoise.

Parce qu'elles sont toutes les deux fragiles et minoritaires en Amérique du Nord, l'intellectuel appelle à une plus grande solidarité entre ces cultures.

« Puisque c’est un festival consacré au français, donc d’une langue fragile inquiétée par son avenir, il me semble qu’on devrait être sensibles aux langues et aux cultures autochtones [qui connaissent la même réalité]. […] On a une expérience du minoritaire, il me semble qu’on aurait des choses à se dire. »

— Une citation de  Gérard Bouchard

Comme l’a fait l’Organisation des Nations unies, Gérard Bouchard propose que les langues autochtones soient reconnues de manière officielle au Canada. Le chercheur presse les instances politiques à agir en ce sens, mais en attendant, il conseille vivement aux gens à s’intéresser davantage aux cultures autochtones. « Pendant des siècles, on a fait comme si [les Autochtones] n’existaient pas. Il est temps qu’on se réveille », dit-il.

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