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La liste de l'invitée : Les réponses de Geneviève O'Gleman

Plus on est de fous, plus on lit, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 17 sept. 2021 : Geneviève O'Gleman, Anne Dorval et Francis Ducharme

La liste de l'invitée : Les réponses de Geneviève O'Gleman

Geneviève O'Gleman, la nutritionniste gourmande

Portrait de Geneviève O'Gleman dans sa cuisine.
Geneviève O'GlemanPHOTO : O’Gleman Média
Plus on est de fous, plus on lit, ICI Première.
Plus on est de fous, plus on lit!Publié le 17 septembre 2021

Depuis 2006, la nutritionniste, autrice et animatrice Geneviève O'Gleman a publié 15 livres de recettes, dont le plus récent, Fast food santé (Les Éditions de l'Homme). « Je suis une curieuse gourmande à la base », affirme la nutritionniste, qui désire aider les autres avec l'alimentation. « Mon rôle, dans le fond, est de simplifier le quotidien des gens. » Voici ses réponses aux questions de Marie-Louise Arsenault.

Quel mot vous décrit?
« Persévérante ». Je ne pétais pas des scores à l’école, mais j’étais travaillante. J’ai un ancien prof d’université qui m’a croisée des années plus tard et qui m’a dit qu’il n’aurait jamais pu prédire la carrière que j’ai présentement. Je me souviens que ça m’avait un peu vexée, mais en même temps, c’est vrai!

Quel est votre plus ancien souvenir de lecture?
Les filles de Caleb, d'Arlette Cousture

Quelle est votre madeleine de Proust?
L’odeur de la crème solaire me replonge en enfance. Automatiquement, j’ai des souvenirs de camps de jour, de voyages, de journées piscine… Ça m’apaise! Et d’une marque à l’autre, des souvenirs différents refont surface.

Quelle chanson vous représente?
Don’t Stop Believing, de Journey. C’est un peu mon histoire : ne jamais arrêter d’y croire. J’ai toujours été gênée, timide. Au secondaire, j’étais morte de trouille avant un exposé oral, et maintenant, je peux m’adresser à un large auditoire, à la télé ou à la radio! Je me sens utile, je sais que j’aide des gens, alors ça me permet de passer par-dessus ma gêne.

Quel est votre mot préféré?
« Savourer »! Sans blague, c’est un mot qui me représente beaucoup, bien avant l’arrivée de mon magazine web et de l’émission. Ça fait partie de mon vocabulaire depuis longtemps. Je dis à mes amis de savourer leurs vacances, à ma fille de savourer sa victoire… Pour moi, « savourer » va plus loin que de déguster un plat; c’est de prendre le temps de profiter de la vie pleinement.

Quelle lecture obligatoire a été une torture?
Je ne lis pas vite, alors quand un livre est difficile à lire – comme un livre de Camus, de Baudelaire, de Maupassant, d'Homère ou de Stendhal –, le supplice est interminable. À mon école secondaire, on nous demandait de tous les lire… et ça m’a fait décrocher de la lecture pendant un moment. C’est plus tard, à l’âge adulte, que j’ai recommencé à lire. Maintenant, je lis beaucoup, je lis chaque jour, mais je ne lis pas des classiques; j’ai été un peu échaudée... Je suis contente de voir que les temps ont changé. Ma fille est présentement au secondaire, et ses lectures obligatoires sont pas mal plus accessibles et stimulantes!

Quel livre a changé votre vie ?
Le journal d’Anne Frank a été une lecture tellement dure et tellement importante en même temps…

Quelle est votre lecture réconfort?
N’importe quel roman qui se passe à l’étranger. Ça me fait voyager en même temps. J’ai lu dernièrement L'art d'écouter les battements de cœur, de Jan-Philipp Sendker, qui se passe en Birmanie. Cette histoire est tellement belle! C’est l’histoire d’une personne aveugle qui a développé son ouïe si bien qu’elle entend un oisillon casser sa coquille dans un arbre, et elle sait si quelqu’un à proximité est nerveux, parce qu’elle entend son cœur.

J’aime lire des histoires qui me plongent dans un univers que je ne connais pas, comme Les murailles, d’Erika Soucy. C’est une belle immersion dans le monde des camps de travail de La Romaine, des chantiers de la Côte-Nord.

Ou encore Je pars en Inde, de Véronique Daudelin, un carnet de voyage que j’ai beaucoup aimé. On se sent là-bas, avec les odeurs, la poussière, le bruit… C’est très bien écrit.

Avez-vous l’angoisse de l’ennui?
Non, j’ai toujours une solution à tout. Je n’aime pas la routine, j’aime ça quand ça bouge, et je ne suis pas si facile à déstabiliser. Et sincèrement, je n’ai pas le temps de m’ennuyer!

Racontez-nous la nuit la plus folle de votre vie.
J’ai passé une nuit à Hong Kong au cœur d’un typhon de force 5.

Quel est votre plus récent engouement artistique (livre, film, théâtre, album…)?
J’ai beaucoup aimé le livre Manuel de la vie sauvage, de Jean-Philippe Baril Guérard, qui a été adapté au théâtre et qui est présentement à l’affiche chez Duceppe. J’aimerais beaucoup voir la pièce, j’ai lu les critiques, et il semble que l’interprétation d’Emmanuelle Lussier soit excellente.

Quel texte pouvez-vous réciter par cœur?
« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire viennent aisément » – Nicolas Boileau, 1636-1711
En d’autres mots, ce que tu comprends, tu peux l’expliquer. Si tu n’arrives pas à bien l’expliquer, c’est que tu ne le comprends pas. C’est en expliquant une notion à quelqu’un que tu peux vérifier si tu la comprends vraiment. Je suis tombée sur cette phrase lorsque j’étudiais en journalisme à l’université et depuis, ça me guide au quotidien dans mon métier.

Quelle est la plus grande leçon que la vie vous a apprise?
Il faut profiter de la vie maintenant. Mon papa est décédé trois mois après avoir pris sa retraite, une retraite qu’il avait préparée, espérée, désirée. Il n’a jamais pu en profiter. La vie, c’est maintenant qu’il faut la vivre. Ça m’a aidée à me connecter à ma petite voix pour prendre de meilleures décisions. M’écouter au quotidien et ne pas attendre pour plonger.