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Sorj Chalandon et l’insoutenable trahison d’un père « collabo »

L'écrivain Sorj Chalandon, l'air pensif, mains sous le menton.
Sorj ChalandonPHOTO : Éditions Grasset
Publié le 25 août 2021

Au début du premier confinement, l'ex-reporter de guerre a découvert la trace du passé nazi de son père. Un père violent, mythomane et qui a, en outre, déserté et changé de camp à répétition. Sorj Chalandon raconte à Marie-Louise Arsenault avoir voulu en finir avec cette part d'ombre en publiant son nouveau roman, Enfant de salaud, et s'indigne rageusement des manifestants antivaccins qui portent l'étoile jaune juive, en France.

« Parce qu’il n’a pas été exécuté à la Libération, je suis en train de vous parler aujourd’hui. […] Je ne suis que le produit de quelqu’un qui a berné tout le monde. »

— Une citation de  Sorj Chalandon

Souvenirs croisés

Sorj Chalandon se souvient que lorsqu’il était enfant, son père lui administrait des corrections tout en hurlant en allemand.

« S’il n’y avait pas eu les coups et les blessures, s’il n’y avait pas eu cette méchanceté, [on pourrait dire que] j’ai été élevé par un prestidigitateur, dit-il. J’ai été élevé par un magicien qui expliquait à son fils, un soir, qu’il était chef de la CIA; le lendemain, qu’il avait été l’amant d’Édith Piaf; le surlendemain, qu’il était pasteur presbytérien américain… Moi, j’étais bouche bée. Si mon père me dit ça, c’est que c’est vrai! »

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