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Plus on est de fous, plus on lit, ICI Première.

Camille Goyette-Gingras et le pouvoir magique des couturières

Publié le 2 avril 2021
Camille Goyette-Gingras coud à la machine.
L'appel a été lancé par Camille Goyette-Gingras, co-fondatrice de la Coop Couturières Pop.PHOTO : Courtoisie Sylviane Robini

S'il faut en croire Camille Goyette-Gingras, les couturières ont un langage universel, qu'elles vivent en Chine, en Amérique du Sud, à Montréal ou à Paris. Pour son micro ouvert, elle parle avec vigueur de son indignation au sujet du statut social de ces femmes.

À titre de directrice générale de la Coop Couturières Pop (Nouvelle fenêtre), elle souhaite encourager les bonnes conditions de travail de ses collègues. Mardi, la coopérative lancera sa propre ligne de vêtements.

Un extrait de son micro ouvert :

« Une intelligence d’instinct, comme un pouvoir magique.

Les couturières possèdent ce pouvoir magique : celui de la conscience du temps. Quand on devient couturière, on compte tout le temps.

Si une chemise prend 30 minutes à coudre pis se vend 15 piastres chez H&M, ça donne un salaire de 4 piastres de l’heure !

Être couturière, c’est avoir une conscience innée que notre système économique n'a pas de bon sens. J’suis pu capable d’aller dans les grands magasins.

Ça m'étourdit. Je vois des couturières partout. J'étouffe. »