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Plus on est de fous, plus on lit, ICI Première.
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Rattrapage du 24 févr. 2021 : Jean Hatzfeld

Entrevue avec Jean Hatzfeld pour son livre Là où tout se tait

Là où tout se tait, de Jean Hatzfeld : à la recherche de bonté

Publié le 24 février 2021
L'auteur Jean Hatzfeld pose pour la caméra à Paris en juillet 2015.
L'auteur Jean Hatzfeld pose pour la caméra à Paris en juillet 2015. PHOTO : Joël Saget/AFP/Getty Images

« Je voulais décrire ce mal, mais je voulais aussi accorder du temps pour le bien, trouver des ilots de bonté. » Jean Hatzfeld publie Là où tout se tait, son sixième livre qui aborde la douloureuse question du génocide des Tutsis au Rwanda, un travail de mémoire amorcé il y a 21 ans déjà avec Dans le nu de la vie. Le journaliste et écrivain français veut donner la voix aux Justes, ces Hutus qui, par amour ou bonté, ont aidé leurs compatriotes tutsis à échapper au massacre.

« Ce qui est marquant, c’est qu’il ne s’agissait pas d’une guerre, mais d’un projet d’extermination d’une partie de la population sur une autre. Un projet planifié […] d’une violence extraordinaire. En excluant Hiroshima et Nagasaki, on n’a jamais tué autant de personnes en si peu de temps; même la machine nazie ou stalinienne n’arrivait pas à tuer des centaines de milliers de personnes en [si peu de temps]. »

—  Jean Hatzfeld

À lire : Là où tout se tait, Jean Hatzfeld, Gallimard, 7 janvier en France, 18 février au Québec

Résumé de l'éditeur : Sur les collines de Nyamata, Jean Hatzfeld part cette fois à la recherche des très rares Hutus qui ont résisté à la folie génocidaire au péril de leur vie. Au Rwanda, on les appelle abarinzi w’igihango, les gardiens du pacte de sang, ou parfois les Justes.

Mais vingt-cinq ans après, ils restent des personnages silencieux, entourés de méfiance; parce qu’aux yeux des Hutus, ils incarnent la trahison, ou leur renvoient l’image de ce qu’ils auraient pu être, tandis que les Tutsis portent sur eux d’irréductibles soupçons et le plus souvent refusent d’admettre qu’il y ait eu des Hutus méritants.