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Plus on est de fous, plus on lit, ICI Première.
Plus on est de fous, plus on lit, ICI Première.
Rattrapage du 4 septembre 2020 : Rosalie Vaillancourt, Fred Fortin et Boogat

La liste de l'invité : Les réponses de Rosalie Vaillancourt

Rosalie Vaillancourt, passionnée de bande dessinée

Publié le 4 septembre 2020
Une femme, micro à la main, présente son spectacle d'humour.
L'humoriste Rosalie Vaillancourt sur scène.PHOTO : Bruno Destombes / La Tribu

Pour la première fois à l'émission, Marie-Louise Arsenault reçoit l'humoriste et comédienne Rosalie Vaillancourt, qui dévoile sa « liste de l'invitée », qui comprend une belle sélection de bandes dessinées. Jeune, Rosalie Vaillancourt aspirait à devenir actrice, mais on lui a fait comprendre que sa voix « n'était pas nécessairement encline à faire des dramatiques ». Elle s'est alors orientée en humour et a fini l'École nationale de l'humour en 2015. Son premier spectacle solo, L'enfant roi, lancé en novembre 2019, est en tournée au Québec encore cet automne.

Quel est votre plus ancien souvenir de lecture (le premier livre que vous vous rappelez avoir lu)?
C’est Tintin au Congo, de Hergé.

Quel mot vous décrit?
Fofolle

Quel est votre mot préféré?
Tannant

Et celui que vous aimeriez bannir?
Croûte

Quelle lecture a fait votre éducation sentimentale ou amoureuse?
Quatre filles et un jean, d’Ann Brashares, et Peau de pêche, de Jodi Lynn Anderson. Quand j’en parle, j’ai des frissons tellement j’aime ça. Je voulais tellement être Lena, mais j’ai l’âme d’une Carmen.

Quelle lecture vous a fait changer d’opinion, a changé votre regard sur un sujet?
La bande dessinée Les sentiments du prince Charles, de Liv Strömquist. Cette BD traite des relations amoureuses hétérosexuelles et de la différence de perception dans les comportements formatés dès le plus jeune âge. L’auteure dénonce les stéréotypes de genre, la société patriarcale et une vision de l’amour comme nouvelle religion. J’ai compris qu’on ne peut pas aimer si on demeure oppressé dans nos comportements genrés. Cela m’a beaucoup choquée, mais ça m’a aussi fait comprendre que l’humour en général est à limite sexiste. L’auteure donne l’exemple de Seinfeld, qui est une émission que j’adore, mais qui démontre bien comment les comportements des hommes vont écraser les femmes et pourquoi les relations amoureuses ne peuvent pas fonctionner.

Quel livre a changé votre vie?
En attendant Bojangles, d’Olivier Bourdeaut. Je me reconnais beaucoup dans la mère, très libre et folle. C’est le premier livre que j’ai lu dans lequel les maladies mentales ne sont pas vues comme quelque chose d’atroce, mais plutôt comme un ajout positif à une famille. Bien sûr, ça se finit avec un suicide… C’est tout de même un livre qui m’a mise de bonne humeur et m’a fait pleurer en même temps.

Quel livre avez-vous honte de n’avoir jamais lu?
Les misérables, de Victor Hugo. J’ai essayé plusieurs fois de le lire, mais je m’endors toujours lorsqu’il commence à voler des choses chez le monde.

Quelle œuvre (livre, film, pièce de théâtre ou spectacle) vous a le plus fait rire/pleurer?
Encore une fois, si vous permettez, de Michel Tremblay. Je l’ai vu au théâtre à 15 ans. C’était Rita Lafontaine qui la jouait. La personne idéale. Et cet été, je l’ai écoutée sur OHdio avec l’interprétation de Guylaine Tremblay. C’était aussi bon! Je crois avoir un attachement très intense aux personnages de Michel Tremblay, parce que je reconnais mes grands-mères. J'allais voir toutes ses pièces. Je suis obsédée par cet homme et sa sensibilité.

Quel est votre plus récent engouement artistique (livre, film, théâtre, album…)?
Les bandes dessinées en général. Ça fait trois ans maintenant que j’en lis beaucoup. J’ai pour 1000 $ de bandes dessinées. J’ai toujours eu de la difficulté à lire longtemps, compte tenu de mon déficit d’attention, mais depuis que j’ai découvert les romans graphiques, je ne m’en lasse pas. C’est vraiment la meilleure façon pour moi de lire des livres. Surtout des romans graphiques historico-politiques par exemple, comme La guerre d’Algérie ou L’Arabe du futur.

Quelle chanson vous représente?
Je veux toute toute toute la vivre ma vie, d’Angèle Arsenault. Parce que c’est une madame fofolle qui veut que les gens la laissent être elle-même. C’est pas mal ça. Je suis pleine de contradictions dans ce que je suis, mais moi, je suis vraiment bien comme ça.

Quel livre offrez-vous en cadeau?
Ça dépend vraiment de la personne, mais j’ai souvent donné L’amie prodigieuse, d’Elena Ferrante. Dans la vie, j’ai plus d’amies femmes que d’hommes et même chose dans ma famille aussi. J’adore ce livre, c’est comme un Quatre filles et un jean mieux écrit.

Quelle expression vous exaspère?
« On peut pu rien dire. » Je crois qu’il est possible de tout dire. C’est souvent ceux qui se plaignent qu’ils ne peuvent rien dire qui sont le plus souvent dans les médias.

Quelle est votre réplique fétiche?
« Arrête de me crouser. » Ça me fait rire de dire ça même quand la personne n'est clairement pas en train de me crouser. Il me semble que j’ai déjà dit ça à Alain Gravel en entrevue, j’ai aussi déjà dit ça à des bébés.

À qui voudriez-vous adresser un mot d’excuse?
Je ne sais pas trop. Je crois aux gens que je dérange par mon français oral. Je fais beaucoup d’erreurs de français et ça me gêne énormément. Je sais que plusieurs spectateurs m’écrivent pour m’en parler et chaque fois, je note mes erreurs et fais attention à l’avenir. Il y a beaucoup d’erreurs que je fais à cause de ma dyslexie.