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Plus on est de fous, plus on lit, ICI Première.
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Rattrapage du 25 févr. 2020 : Lori Saint-Martin et Bokassa

Le roman Pour qui je me prends : Entrevue avec Lori Saint-Martin

Lori Saint-Martin : renaître en choisissant une nouvelle langue maternelle

Publié le 25 février 2020
Elle sourit au micro.
L'autrice Lori Saint-MartinPHOTO : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa

« Il y a des gens qui naissent au mauvais endroit, dans la mauvaise langue et dans la mauvaise identité, et c'était mon cas. » Lori Saint-Martin, née Lori Farnham à Kitchener en Ontario, a fait le choix de changer sa propre langue maternelle – l'anglais – pour commencer à vivre en français. C'est ce que raconte l'autrice et traductrice dans son récit autobiographique Pour qui je me prends.

À l’âge de 8 ans, Lori Saint-Martin a commencé à étouffer dans cette identité qu’elle n’avait pas choisie. « Je voulais être ailleurs très jeune. Je savais que j’étais en exil, sauf que je n’avais pas d’autre pays. J’étais prise là. J’étais engluée là. Je rêvais d’aller ailleurs », dit-elle, ajoutant que cette quête a rendu difficile sa relation avec sa mère. Si choisir une autre langue et une autre ville lui a été salvateur, changer de nom de famille a été essentiel pour qu’elle se sente complètement elle-même.

« [Changer de nom], c’était se rebaptiser, plonger dans des eaux différentes et en sortir autrement. [...] Mon vrai nom, c’est le nom que je me suis donné, c'est Lori Saint-Martin. Celui que j’ai eu avant, c’était une erreur de la nature. »

—  Lori Saint-Martin, autrice et traductrice

Qui n’a pas songé un jour à changer d’identité, à se réinventer complètement? Pour Lori Saint-Martin, ce désir de réinvention s’est imposé telle une brûlante nécessité. Dans ce récit à la fois lumineux et cruel, elle nous dit comment elle a rejeté le milieu, la culture et la langue qui l’ont vue naître pour devenir autre.