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Inédit de Francis Ouellette, gagnant du prix du récit

Plus on est de fous, plus on lit, ICI Première.

Francis Ouellette lit La ballade de Ti-Crisse

Portrait en noir et blanc du distributeur de films et auteur Francis Ouellette, en contre plongée.
Le distributeur de films et auteur Francis OuellettePHOTO : D.R.
Plus on est de fous, plus on lit, ICI Première.
Plus on est de fous, plus on lit!Publié le 1 octobre 2021

Francis Ouellette, auteur et directeur général de Funfilm Distribution, s'est fait connaître en 2019 en remportant le Prix du récit Radio-Canada pour Berce-toi Raymonde. Cette semaine, pour la deuxième fois, il a remporté ce prix pour La ballade de Ti-Crisse. « Sachez que tout ça est un hasard pur et simple », plaide-t-il avant de lire un extrait de son texte.

Un extrait de La ballade de Ti-Crisse :

La première fois que j’ai vu Ti-Crisse, je l’ai trouvée franchement laide.

Je ne me souviens pas c’était quand mais je devais avoir cinq-six ans. Le contexte reste flou mais mautadine que je la trouvais vilaine. Dans le temps, ma mère avait vraiment beaucoup de ce qu’elle appelait, avec une certaine emphase, ses histoires de plottes. La plus longue et la plus profonde a été celle de Ti-Crisse. D’aucuns pourraient affirmer que ça a été aussi sa plus belle histoire d’amour. Si Ti-Crisse et ma mère se sont follement et amplement aimées, il va de soi qu’elles se sont aussi entredéchirées. Quand je pense à elle, je me rends compte que Ti-Crisse m’a vraiment tenu lieu de père. À ce jour, lorsqu’il me faut singer un comportement viril, plein d’assurance ou même être intimidant, c’est Ti-Crisse qui reste mon point de référence. Tout était question d’oralité chez elle. Elle fumait, buvait, riait, chantait, parlait, racontait des histoires, embrassait ses blondes et serrait des dents avec les babines retroussées, comme une carnivore.

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