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Le mot à définir avec Guillermo Aureano : Gang

Plus on est de fous, plus on lit, ICI Première.

« Gang », le mot qui sert à faire peur

Une voiture de police devant une clôture sur laquelle on peut voir les deux lettres associés au gang de rue Terror Squad, à Saskatoon.
Graffiti aux couleurs du gang de rue Terror Squad à Saskatoon, en Saskatchewan. PHOTO : Radio-Canada / Dan Zakreski
Plus on est de fous, plus on lit, ICI Première.
Plus on est de fous, plus on lit!Publié le 30 août 2021

Apparu au 14e siècle pour désigner des voyageurs et des outils, ce terme anglais a progressivement pris une connotation péjorative et dès lors, on l'a utilisé pour parler de groupes peu recommandables. L'urbanisation en a fait un mot fourre-tout dont politiciens et journalistes aiment se servir pour brandir le spectre de problèmes sociaux comme la violence ou le trafic de drogue, selon Guillermo Aureano. Le chercheur en science politique fait valoir à Marie-Louise Arsenault qu'on utilise trop souvent « gang » lors de « mises en scène » servant à occulter les causes de ces problèmes.

« On ne discute jamais de la formation de ces gangs de rue. »

—  Guillermo Aureano, chercheur en science politique

Un mot si utile

« Le terme de "gang" et l’expression "gang de rue" ont été mis en scène pour amplifier des préjugés qui sont très porteurs […] contre des jeunes racisés, contre des marginaux », souligne le chercheur.

Selon lui, on devrait davantage parler du manque d’éducation, des crises politiques, de la misère chronique et du désespoir qui poussent souvent les jeunes à agir de manière irrationnelle en joignant des gangs.