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L'essai Penser dans un monde mauvais lu par Pierre-Luc Brisson

Plus on est de fous, plus on lit, ICI Première.
Audio fil du mardi 14 mars 2017

L'essai Penser dans un monde mauvais lu par Pierre-Luc Brisson

Penser dans un monde mauvais : l'importance de l’engagement de l’intellectuel

Le jeune philosophe et sociologue français Geoffroy de Lagasnerie a récemment fait paraître Penser dans un monde mauvais.
Le jeune philosophe et sociologue français Geoffroy de Lagasnerie a récemment fait paraître Penser dans un monde mauvais.PHOTO : PUF / Facebook
Plus on est de fous, plus on lit, ICI Première.
Plus on est de fous, plus on lit!Publié le 14 mars 2017

« Il est à lire [...], ne serait-ce que pour qu'on amorce justement cette réflexion de l'engagement politique du chercheur ou de l'intellectuel. » Pierre-Luc Brisson, doctorant en histoire ancienne, recommande la lecture de l'essai Penser dans un monde mauvais, du philosophe Geoffroy de Lagasnerie. Ce dernier aborde le rôle des intellectuels dans la sphère publique et estime que la première vocation d'un chercheur en sciences sociales est de confronter les systèmes de domination mis en place dans notre société.

« Geoffroy est vraiment dans une position, une logique oppositionnelle », explique d'emblée Pierre-Luc Brisson.

Selon le jeune philosophe et sociologue français de 36 ans, il est impossible pour un intellectuel d’être neutre, souligne Pierre-Luc Brisson, qui se dit d’accord avec le postulat de base de Geoffroy de Lagasnerie. « Pour lui, le chercheur en sciences sociales a la vocation d’assumer ce biais politique et de le mettre de l’avant. »

« Je ne crois pas, comme Geoffroy de Lagasnerie, qu’un chercheur en sciences sociales […] est un être complètement déconnecté de la société qui l’entoure et que tout objet d’étude n’est pas un objet neutre. »

— Une citation de  Pierre-Luc Brisson

Pierre-Luc Brisson tient à préciser que la subjectivité et le biais affichés par un chercheur n’altèrent en rien la véracité et la validité de son travail.

« Avoir un biais politique, et je pense que c’est un point qu’il met très bien de l’avant et qu'il est juste de souligner […], cela ne veut pas dire nécessairement que le savoir qu’on va produire ne sera pas véridique. »

— Une citation de  Pierre-Luc Brisson

Référence :
Penser dans un monde mauvais (Nouvelle fenêtre), Geoffroy de Lagasnerie, Presses universitaires de France, 2017 (à paraître au Canada le 11 avril)