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Isabelle Richer : Pour elles toutes, de Gwenola Ricordeau

Plus on est de fous, plus on lit, ICI Première.
Rattrapage du 3 déc. 2019 : Thomas Edison et l'histoire du Québec pour les nuls

Isabelle Richer : Pour elles toutes, de Gwenola Ricordeau

Pour elles toutes : s'attaquer au système carcéral pour les femmes

Une main appuyée sur un grillage.
Une main appuyée sur un grillage.PHOTO : getty images/istockphoto / ballykdy
Plus on est de fous, plus on lit, ICI Première.
Plus on est de fous, plus on lit!Publié le 3 décembre 2019

La journaliste judiciaire Isabelle Richer s'est plongée avec grand intérêt dans la lecture du livre Pour elles toutes : Les femmes contre la prison, de Gwenola Ricordeau, qui plaide pour l'abolition du système carcéral. Elle livre ses impressions sur cet essai qu'elle décrit comme étant tantôt culotté, tantôt confrontant.

Le nombre de femmes incarcérées dans les pénitenciers fédéraux au Canada a augmenté de 37 % dans la dernière décennie. Bon nombre d'elles ont été victimes de crimes par le passé, ce qui montre un manque de ressources pour aider les femmes.

« Sur le plan statistique, c’est terrifiant. C’est un essai féministe, militant et péremptoire. »

— Une citation de  Isabelle Richer

Bien qu’Isabelle Richer adhère aux propos de Gwenola Ricordeau, qui affirme que le durcissement des peines n’a pas d’effet sur le taux de criminalité, elle se montre toutefois dubitative quant à la question abolitionniste du système carcéral que pose l’autrice :

« La prison a une fonction – et l’autrice a tendance à l’oublier : c’est la punition. »

Pour elles toutes : Les femmes contre la prison, de Gwenola Ricordeau, Lux, 24 octobre 2019
Résumé de l’éditeur : Le système pénal protège-t-il les femmes? Que fait-il aux femmes qui y sont confrontées? Faut-il inscrire les luttes féministes sur le terrain du droit?

En répondant à ces questions, Gwenola Ricordeau dénonce la faiblesse de la proposition politique des courants féministes qui promeuvent des réponses pénales aux violences contre les femmes. Critique du « féminisme carcéral », elle plaide pour des formes d’autonomisation du système pénal.