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Ève-Michèle Tremblay autrice du récit historique Le voyage de Mme Davenport

Place publique, ICI Première
Rattrapage du lundi 26 septembre 2022

Ève-Michèle Tremblay autrice du récit historique Le voyage de Mme Davenport

Le voyage de Mme Davenport : une version française d'un périple épique vers le Lac-Saint-Jean

Un livre sur une table en bois.
Le voyage de Mme Davenport est publié aux Éditions Septentrion.PHOTO : Radio-Canada
Place publique, ICI Première
Place publiquePublié le 27 septembre 2022

Il est désormais possible de lire une version traduite en français du récit d'une certaine Mme Davenport qui avait décidé en 1871 de traverser à cheval ce qui est aujourd'hui la réserve faunique des Laurentides... sur une route qui n'en était pas vraiment une!

C’est sous la plume de l’autrice jeannoise Ève Michèle Tremblay que le document est rendu disponible dans le livre Le voyage de Mme Davenport publié ces jours-ci aux Éditions Septentrion. L’oeuvre originale avait été publiée en anglais seulement en 1872.

Cette jeune aristocrate anglaise avait quitté Québec pour une randonnée à cheval avec son mari et d’abord un seul guide autochtone. Le périple, qu’elle a documenté dans un journal, allait s’éterniser sur 14 longues journées.

En fait, en 1871 il n’y avait pas de route. Mme Davenport avait entendu dire à Québec qu’il y avait une belle route gouvernementale qui venait d’être construite pour accéder à cette nouvelle région qu’on appelait le Lac-Saint-Jean, a débuté Mme Tremblay lors d'une entrevue accordée à l'émission Place publique.

Cette dernière a accompagné la traduction du livre d’une recherche sur l’histoire méconnue du lien routier entre Québec et le Lac-Saint-Jean. C’est là qu’elle a découvert que c’est l’approche d’élections qui avait fait dire au premier ministre sortant, Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, qu’il avait contribué à la construction d’une belle route…

Effectivement, il n’y avait pas vraiment de route. Il y avait un bout de route qui s’approchait du lac Jacques-Cartier, mais après ça, il n’y en avait plus de route, c’était un chemin d’hiver et un chemin d’hiver c’est impraticable en été parce qu’on passe par les marécages et quand ils sortaient des marécages, c’était seulement qu’une tranchée dans la forêt où on avait laissé les souches, les troncs d’arbres, il y avait des roches. Mais en hiver c’était totalement recouvert de neige, a-t-elle poursuivi.

Ève Michèle Tremblay a aussi fait une enquête pour révéler l’identité de Mme Davenport, dont le prénom et le nom de jeune fille n’étaient pas connus.

En 1870, dans ces années-là, les femmes sortaient très peu, même de leur maison. Alors Mme Davenport était vraiment une femme extraordinaire qui sortait vraiment de l’ordinaire pour aller chevaucher comme ça en pleine nature. Évidemment, Mme Davenport provenait d’Angleterre, elle venait d’arriver au Québec, elle ne connaissait pas c’était quoi la forêt boréale, a dit aussi celle qui est diplômée en anthropologie et en archéologie à l’Université de Montréal (UdM).

Le livre de près de 200 pages comprend aussi toute une série de photos qui permettent d’illustrer ce qu’a dû affronter Mme Davenport. C’est l’autrice qui les a prises en longeant une bonne partie du chemin emprunté à l’époque.

Au niveau du trajet, on peut dire que le paysage est resté le même, les marécages sont encore là. Le chemin qu’avait emprunté Mme Davenport, c’est pour une bonne part la route actuelle, a-t-elle confirmé.