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Chargé de cours de l'UQAC suspendu pour avoir porté un déguisement autochtone

Place publique, ICI Première
Rattrapage du lundi 6 décembre 2021

Chargé de cours de l'UQAC suspendu pour avoir porté un déguisement autochtone

Le Syndicat des chargés de cours dénonce la suspension imposée par l'UQAC

L'Université du Québec à Chicoutimi.
L'Université du Québec à Chicoutimi.PHOTO : Frédéric Pépin
Place publique, ICI Première
Place publiquePublié le 6 décembre 2021

Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l'Université du Québec à Chicoutimi (SCCCUQAC) dénonce le processus qu'a emprunté l'UQAC pour suspendre avec solde le chargé de cours qui s'est déguisé en Autochtone dans un cours du Département des arts, des lettres et du langage lors de la session actuelle.

Dans un courriel transmis à Radio-Canada, le président du SCCCUQAC, Christian Roy,dénonce la décision unilatérale prise par l'employeur d'imposer une mesure administrative au chargé de cours avant même de le rencontrer et de lui faire part des motifs de sa suspension.

Toujours selon lui, les gestes posés par l’un de ses membres n’ont pas été commis avec une intention malveillante. Néanmoins, il appert qu’ils ont pu choquer. Dans cette perspective, nous saluons que le membre ait rapidement corrigé le tir en classe dès qu’il a ressenti le malaise et qu’il s’en est immédiatement excusé.

Christian Roy propose au gouvernement du Québec d'instaurer que les éventuelles plaintes relatives à l’enseignement devraient être traitées par un comité impartial constitué par des pairs.

La direction de l'UQAC n'a émis aucun commentaire sur ce cas.

Rappelons que Québec attend ce mois-ci les recommandations de la Commission scientifique et technique indépendante sur la reconnaissance de la liberté académique pour décider si elle imposera des directives nationales ou si elle déposera un projet de loi pour soutenir les professeurs dans l'exercice de leur liberté universitaire. Le comité est présidé par Alexandre Cloutier qui est vice-recteur aux partenariats et secrétaire général de l'UQAC.

Francis Verreault-Paul surpris

Pour sa part, Francis Verreault-Paul, chef des relations avec les Premières Nations de l'UQAC, s'est dit surpris par la méthode employée par l'enseignant alors que déjà le Centre des Premières Nations Nikanite de l'UQAC sensibilise le corps enseignant et les étudiants sur les réalités autochtones avant d'aborder ces questions en cours.

Moi, je ne prête pas de mauvaise intention à personne. Je pense que ça a peut-être été maladroit. Ça va me faire plaisir s’il m’interpelle, s’il nous interpelle au Centre Nikanite. Ça va nous faire plaisir d’échanger avec lui, puis de bâtir une relation et également d’échanger sur les différentes façons de faire puis si au besoin, encore une fois, à l’intérieur d’un de ses cours, bien s’il veut aborder des perspectives autochtones, on pourra l’accompagner, on pourra le soutenir, a-t-il indiqué.

Francis Verreault-Paul face à la caméra

Francis Verreault-Paul, chef des relations avec les Premières Nations pour le Centre des Premières Nations Nikanite de l’UQAC

Radio-Canada

La nouvelle a d’abord été rapportée par le quotidien Le Devoir samedi.

Le chargé de cours qui a aussi utilisé le mot en N doit d'ailleurs suivre une formation sur l'équité, la diversité et l'inclusion avant de pouvoir revenir à l'enseignement à la session de janvier prochain.